Dongwon veut le bronze et le trône d'Asie
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Il n'y a pas si longtemps, il aurait été impensable d'imaginer un match entre deux équipes asiatiques dans le Tournoi Olympique de Football Masculin. Mais l'une des grandes révélations de Londres 2012 est le niveau de jeu impressionnant affiché par le Japon et la République de Corée. Cela n'a pas échappé au sélectionneur brésilien Mano Menezes, qui avait évoqué le sujet lors d'un entretien avec FIFA.com.

L'un des nouveaux symboles de cette nouvelle génération talentueuse du football sud-coréen est Ji Dongwon. L'attaquant des Guerriers Taeguk explique à FIFA.com ce que représente pour son équipe le match de ce 10 août 2012 à Cardiff pour la médaille de bronze olympique : bien plus qu'une rencontre pour la troisième place avec à la clé un lot de consolation, cette confrontation entre Japonais et Sud-Coréens aura également comme enjeu la suprématie sur le continent asiatique.

"J'étais petit quand la Corée du Sud a atteint son niveau le plus élevé : une place en demi-finale de la Coupe du Monde 2002. Notre sélectionneur Hong Myung Bo était capitaine de ces héros nationaux. C'est une source d'inspiration magnifique et absolue pour moi", explique l'attaquant de Sunderland, qui a été l'une des pièces maîtresses de la sélection sud-coréenne jusqu'ici en Grande-Bretagne.

"Le slogan de ces Jeux Olympiques est 'Inspirer une génération'", poursuit-il. "Nous sommes aujourd'hui au niveau le plus élevé du football olympique sud-coréen. Mes coéquipiers et moi-même, nous sommes en train d'inspirer la prochaine génération du football de notre pays. Même si nous n'avons pas pu atteindre la finale de Wembley, je pense que nous avons posé les fondations pour l'avenir. La médaille de bronze serait un beau souvenir pour inspirer les jeunes footballeurs en Corée du Sud."

Rivalité et respect
Ji Dongwon précise que l'importance du match pour la troisième place olympique est encore renforcée par l'identité de l'adversaire, le Japon étant depuis longtemps le plus grand rival de la République de Corée sur la scène continentale. "C'est plus qu'un match pour la médaille de bronze, c'est aussi une finale pour la suprématie footballistique en Extrême-Orient. Cela augmente encore la pression. Toute l'équipe reconnaît l'importance de cette médaille", explique l'attaquant de 21 ans.

"La Corée du Sud et le Japon ont co-organisé la Coupe du Monde en 2002 et il existe un grand respect entre les sélections des deux pays", tempère-t-il cependant. "La rivalité ne doit pas entraîner la haine, mais le fair-play et le respect pour le travail de l'autre. Nous allons tout faire pour montrer notre talent et essayer de les battre. Dans le football, c'est ainsi qu'on montre le respect pour son adversaire."

Le numéro 9 des Guerriers Taeguk, au même titre que ses coéquipiers Park Chuyoung (Arsenal), Ki Sungyeung (Celtic Glasgow) ou encore Koo Jacheol (Augsbourg), est l'un des exemples d'un phénomène qui symbolise les progrès effectués par le football sud-coréen depuis plusieurs années. "La Corée du Sud et le Japon possèdent de nombreux footballeurs évoluant en Europe. Notre génération est plus internationale et cela se voit au niveau des sélections. Le football d'Asie orientale est plus mature et a désormais les moyens de rivaliser avec les autres continents."

Reste à savoir désormais qui est le maître au niveau régional...