Smith et les Kiwis pour un nouveau défi
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Depuis presque dix ans, Rebecca Smith est la pièce maîtresse de la charnière centrale d'une Nouvelle-Zélande qui a énormément progressé. En tant que capitaine des Football Ferns, l'expérimentée défenseuse est particulièrement fière de ces progrès et de l'engouement qui existe dans le monde entier depuis quelques années pour le football féminin.

"La Coupe du Monde d'il y a cinq ans était notre premier grand tournoi. L'année suivante, nous avons participé aux Jeux Olympiques. Pour nous, c'était quelque chose d'énorme", raconte-t-elle à FIFA.com. "Je pense que désormais, dans l'équipe comme au sein de l'encadrement technique, tout le monde est conscient que nous faisons partie des pays qui peuvent prétendre participer à tous les grands tournois. D'ailleurs, c'est exactement ce que vous devez faire si vous voulez être dans le top 10 mondial. C'est notre objectif", prévient la capitaine.

Smith estime que la Nouvelle-Zélande a fait de gros progrès depuis sa précédente participation aux Jeux Olympiques, il y a quatre ans en RP Chine. À cette occasion, les Ferns avaient réussi une bonne entrée en matière, menant 2:0 face au Japon avant de concéder un nul 2:2 contre celles qui allaient remporter la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™ trois ans plus tard.

"Il y a quatre ou cinq ans, nous ne savions pas bien ce que cela signifiait de jouer au plus haut niveau mondial", estime Smith. "C'est ce qui explique que nous n'avons pas su gérer notre avantage de deux buts. Nous n'avions pas l'expérience nécessaire pour garder le résultat. Nous avons progressé à ce niveau-là. Il y a beaucoup d'équipes qui ont été au top et qui maintenant régressent légèrement ou piétinent. De notre côté, nous progressons lentement, mais sûrement. C'est très motivant."

Nouveau stratège
L'architecte de cette métamorphose de la Nouvelle-Zélande, qui est passée d'un statut d'outsider à celui de puissance confirmée du football féminin, est John Herdman, parti en 2011 officier à la tête du Canada. À Londres 2012, ce sera la première fois que les Kiwis disputent un tournoi majeur sans le charismatique technicien.

"Quand j'ai appris qu'il allait partir, j'ai été un peu surprise", reconnaît Smith, qui aimerait que son mentor soit toujours là pour dispenser ses conseils. "J'imagine qu'une belle opportunité s'est présentée à lui. Cela n'empêche pas que nous sommes toutes très reconnaissantes du programme qu'il a mis en place et dirigé pendant tant d'années. Il y a mis énormément de temps, d'énergie et d'efforts. Maintenant, Tony Readings a pris la relève. Il fait lui aussi un excellent travail pour nous permettre d'aller encore plus loin."

Il y a beaucoup d'équipes qui ont été au top et qui maintenant régressent légèrement ou piétinent. De notre côté, nous progressons lentement, mais sûrement. C'est très motivant.
Rebecca Smith, capitaine de la Nouvelle-Zélande

Impossible à décrire et à oublier
"D'une certaine manière, c'est bien d'entendre un nouveau discours après tant d'années. Tony a apporté une étincelle et nous fait travailler sur des aspects du jeu que nous n'avions jamais exploités. Il fait des recherches très approfondies et transmet les informations nécessaires aux joueuses, qui ensuite prennent leurs responsabilités. Il préfère que ce soient les joueuses qui fixent leurs propres objectifs, à partir du moment où tout le monde accepte qu'il faut toujours progresser."

Les Football Ferns affronteront la Grande-Bretagne à Cardiff, le 25 juillet. Smith sait que l'occasion sera unique. "Jouer contre le pays hôte en match d'ouverture des Jeux Olympiques, on peut difficilement faire mieux", commente-t-elle avec un sourire. "Quand nous avons joué contre la Chine en Coupe du Monde en 2007, ça a été l'un des matches les plus mémorables de notre histoire, précisément parce que c'était le pays hôte et que le stade était plein à craquer. C'est toujours une expérience incroyable. C'est impossible à décrire, impossible également à oublier."

Surtout si la victoire est au bout.