Scott toujours prête
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On croit souvent que les Jeux Olympiques débutent avec la cérémonie d'ouverture. Ce n'est pas tout à fait exact. Le match du Groupe E entre la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande aura lieu à Cardiff le 25 juillet, deux jours avant le grand spectacle programmé à Londres. Techniquement, il s'agit donc du premier rendez-vous de la compétition. Ce fait n'a pas échappé à Jill Scott, la milieu de terrain britannique.

"Nous devons tirer parti de la situation en réunissant le maximum de soutien. Nous avons l'occasion de marquer l'histoire, pas seulement en Grande-Bretagne mais dans le monde entier. Ce tournoi intervient peu de temps après la Coupe du Monde en Allemagne, qui a été une grande réussite. En l'espace de quelques mois, le football féminin va donc occuper par deux fois le devant de la scène."

Se mettre en quatre
Scott portera le numéro 4, comme lors de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011™. L'an passé, l'internationale anglaise avait été choisie au sein de l'équipe-type du tournoi par le Groupe d'Étude Technique (TSG) de la FIFA. Honorée d'être ainsi distinguée, la jeune femme avait pourtant mal accepté l'élimination des Three Lionesses aux tirs au but.  

"Je ne suis pas du genre à avoir des regrets, je préfère aller de l'avant", explique-t-elle au micro de FIFA.com. "Bien entendu, j'essaye de me servir de mes expériences pour progresser mais je n'ai pas vraiment eu le temps de me pencher sur ce qui s'est passé pendant la Coupe du Monde. Évidemment, il n'est jamais très agréable de quitter un tournoi sur une séance de tirs au but."

"Certains pensent peut-être que sur l'ensemble du match, la France méritait de l'emporter. Pourtant, nous avons tout donné sur le terrain et il ne nous a manqué qu'un petit brin de réussite pour aller plus loin", ajoute-t-elle. "Il y a tout de même des éléments positifs, notamment notre performance contre le Japon. Nous avons battu les futures championnes du monde 2:0. Maintenant, nous devons maintenir ce niveau de jeu, surtout dans les grandes compétitions car les matches à élimination directe ne pardonnent pas."

Nous avons l'occasion de marquer l'histoire, pas seulement en Grande-Bretagne mais dans le monde entier
Jill Scott, milieu de terrain britannique.

La joueuse d'Everton pourrait bientôt renouer avec ces matches couperets, à condition que la Grande-Bretagne négocie au mieux ses premiers rendez-vous contre le Brésil, le Cameroun et les Néo-Zélandaises. Pour Scott, le tournant de la compétition pourrait intervenir dès le 31 juillet à Wembley, à l'occasion du choc contre les Sud-Américaines. "Avec un tel plateau, nous savions que tous les adversaires seraient difficiles", souligne Scott. "J'imagine que tout le monde a envie de réussir un exploit contre le pays hôte. Je pense quand même que le match contre le Brésil s'annonce particulièrement compliqué."

"Ça va être une grande fête. Je ne crois pas qu'une rencontre internationale de football féminin ait déjà eu lieu dans ce stade. En tout cas, l'Angleterre n'a jamais joué là-bas", continue-t-elle. "Affronter une équipe aussi prestigieuse que le Brésil dans le cadre des Jeux Olympiques, ce n'est pas rien ! Il y aura aussi Marta, l'une des meilleures footballeuses de la planète. Ce serait fabuleux pour moi de participer à un tel match."

Hope et l'espoir
La Grande-Bretagne se prépare actuellement sous la direction de Hope Powell. Un match amical contre la Suède est programmé le 20 juillet prochain, au Riverside Stadium de Middlesbrough. Pour beaucoup de joueuses, cette rencontre sera la dernière chance de prouver à la sélectionneuse britannique qu'elles méritent une place de titulaire.   

"J'ai déjà eu l'occasion de disputer une Coupe du Monde et un Euro auparavant mais je rêve de participer aux Jeux",  annonce Scott, qui affiche une motivation à toute épreuve. "La route a été longue pour en arriver là. Je ne parle pas uniquement de ma carrière mais aussi de l'ensemble du processus de sélection. Je crois qu'au départ, Hope avait constitué une liste de près de 200 noms. Elle a ensuite été réduite à 50. Aujourd'hui, je fais partie des 18, ce qui est fantastique", analyse encore Scott. 

Et de conclure : "Au cours de cette période, j'ai disputé de grands matches avec Everton et l'Angleterre. Pourtant, les Jeux Olympiques étaient toujours dans un coin de ma tête."