Powell : "Un grand honneur"
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Avec 150 rencontres internationales à son actif, un record national, Hope Powell a déjà emmené l’Angleterre sur les scènes les plus prestigieuses du football féminin. Mais il est une compétition qu’elle découvrira cet été, à l’occasion du Tournoi Olympique de Football Féminin, Londres 2012.

L’équipe de Grande-Bretagne est composée en grande partie de l'Angleterre qui avait été éliminée par la France en quart de finale de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011™. Quatre joueuses écossaises et nord-irlandaises complètent cette délégation qui  espère bien profiter du soutien de son public pour briller à l’occasion du 5ème Tournoi Olympique féminin. Quant à Powell, elle se verrait bien réussir son envol dans la compétition, à commencer par la Nouvelle-Zélande dès le 25 juillet prochain.

Dans un entretien avec FIFA.com, Powell évoque sa fierté de participer à l’événement, avec toute la confiance engrangée l'an dernier lors de la dernière épreuve reine en Allemagne.

Hope, après avoir atteint les 150 matches à la tête de cette équipe, qu’est-ce que cela vous fait d’aborder les premiers Jeux Olympiques disputés par des footballeuses du Royaume-Uni ?
C’est évidemment un grand honneur, un vrai privilège d’être la première à emmener une équipe de Grande-Bretagne aux Jeux Olympiques. Je suis très honorée. C’est quelque chose de nouveau pour nous et ça me fait très plaisir. C’est très rafraîchissant et nous sommes ravies de prendre part à la compétition. C'est une expérience totalement nouvelle et nous essayons de tout faire ensemble, en particulier avec les garçons. Ce n’est pas forcément évident, mais je trouve ça sympa et pour l’instant tout se passe bien.

Y a-t-il une ambiance spéciale ?
C’est vraiment très différent. En Coupe du Monde, on est isolés et tout est très intime, c’est presque un huis-clos. Sur le Village olympique, tout est plus ouvert. On est tous égaux et l’ambiance est super. C’est une bonne expérience pour les filles et le staff, et nous sommes ravies de vivre ça et de faire partie de l’événement.

Il y a 12 mois, l’Angleterre a atteint les quarts de finale d’Allemagne 2011. Sentez-vous depuis davantage de ferveur autour de votre équipe ?
Après une grande compétition, c’est toujours le cas. Et quand on a obtenu un bon résultat, c’est encore plus fort, mais ça s’éteint petit à petit et ça remonte à l’approche de la compétition suivante. On espère donc que ces Jeux Olympiques en Grande-Bretagne permettront de renforcer l’image du football féminin et nous donneront l’occasion de mettre en valeur notre discipline. Je sais que c’est un cliché d’aspirer à un héritage durable et à un engagement plus massif des filles dans le football, mais c’est mon souhait. On va voir les meilleures joueuses à Londres et cela va encourager tout le monde à nous aider à l’avenir.

Les quatre nouvelles venues Kim Little, Ifeoma Dieke, Emma Higgins et Jane Ross apportent-elles à l’équipe quelque chose de nouveau dont vous manquiez précédemment ?
Kim et Ife ont un vrai talent. Tous ceux qui suivent le foot féminin savent que Kim Little a quelque chose. Elle apporte un petit truc en plus et donne plus de profondeur à l’équipe. Ife est une grande défenseuse en un-contre-un. Elle préfère jouer dans l’axe mais on peut l’aligner à n’importe quel poste de la défense. Elles renforcent vraiment notre effectif, qui a été très dur à composer parce qu’il représente toute la Grande-Bretagne. J’ai un groupe très fort et ça va être difficile d’identifier le onze de départ, mais c’est un problème de riches et il y a une saine concurrence.

Huit des 12 équipes en lice se qualifient pour les quarts de finale. Cela vous donne donc l’occasion de monter en puissance progressivement...
Je pense, au contraire, qu’il faut démarrer très fort. Toutes les équipes veulent aller en quarts, donc il serait très imprudent de penser qu’on a toutes les chances de se qualifier pour la suite. Tous les matches sont difficiles, donc il faut tout donner d’entrée. On veut réussir une belle compétition et sortir du groupe. Si on y arrive, allez savoir jusqu’où on peut aller…

Après les quarts de finale d’Allemagne 2011, quel est votre objectif ? Les demi-finales ?
Le premier objectif, c’est de sortir des poules. C’est ça, la priorité. Si on n’y arrive pas, ce sera fini. Il faut garder les pieds sur terre et respecter nos adversaires. Mais je pense qu’on a une chance de passer.

Avant la Coupe du Monde, vous nous aviez dit que vous vouliez faire de l'Angleterre la nouvelle Allemagne. Où vous situez-vous maintenant par rapport à cet objectif ?
Nous sommes en progression et nous ambitionnons d’être les meilleures. Tout le monde sait que l’Allemagne est la meilleure équipe d’Europe et ses résultats le confirment. Il faut viser haut pour progresser. Nous voulons devenir "la prochaine Allemagne", mais nous avons encore du pain sur la planche. Nous n’avons rien gagné en tant qu’Angleterre, mais ici c’est différent. Nous représentons la Grande-Bretagne et nous aspirons à être les meilleures.