Retrouvailles en or pour Rampone
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Forte de ses 260 sélections, Christie Rampone est la footballeuse la plus capée parmi les joueuses en activité. Comme si cela ne suffisait pas, la capitaine des États-Unis se prépare à établir deux nouveaux records pour son pays. Lorsqu'elle entrera sur le terrain le mercredi 26 juillet pour la première sortie des Américaines dans le Tournoi Olympique de Football Féminin, elle ajoutera un 17ème match à son palmarès olympique et deviendra la première joueuse US à avoir pris part à quatre olympiades.

À 37 ans, ce n'est pourtant pas la quantité qui intéresse Rampone, mais la qualité. Tous ces chiffres importent peu comparés à son objectif numéro un : arborer une troisième médaille d'or autour du cou.

L'arrière centrale est convaincue que l'équipe US version 2012 a ce qu'il faut pour transformer ce rêve en réalité. "Nous sommes venues ici pour gagner la médaille d'or. Cela ne fait aucun doute", annonce-t-elle à FIFA.com. "Le plus important est d'arriver à notre meilleur niveau au bon moment. Cela fait assez longtemps que nous travaillons ensemble et cette année, nous avons beaucoup progressé. Je suis très impatiente que le tournoi commence."

"Ce sont mes quatrièmes Jeux Olympiques, mais cela n'enlève rien à l'excitation. Je suis aussi impatiente qu'il y a 12 ans lorsque je m'apprêtais à disputer les JO de Sydney. Tous les Américains rêvent de participer un jour cette épreuve et nous savons tous à quel point il est difficile de décrocher une médaille. La culture de notre pays a changé. Les gens réalisent mieux l'importance des Coupes du Monde, mais les Jeux Olympiques restent toujours le principal événement sportif planétaire pour les Américains."

"Mes enfants Rylie, six ans, et Reece, deux ans, seront dans le stade pour me voir jouer. Ça rend les choses encore plus motivantes. Ils n'étaient pas là pour la Coupe du Monde en Allemagne car cela coûtait un peu cher. Mais nous avons décidé de franchir le pas cette fois-ci. Après tout, ce tournoi est peut-être mon dernier..."

Retrouvailles
Rampone n'a cependant pas l'intention de raccrocher les crampons après Londres 2012. "Physiquement, je peux continuer", affirme-t-elle, n'excluant pas la possibilité d'être au Canada en 2015 avec le brassard de capitaine. D'ailleurs, la sélectionneuse Pia Sundhage ne cache pas qu'elle pourra difficilement se passer de son arrière centrale. "Je n'ai jamais eu de meilleure capitaine", commente la tacticienne. L'intéressée préfère renvoyer la balle à son entraîneuse : "Si on fait appel à moi, je pourrai difficilement refuser la convocation".

Mais le futur proche est bien plus concret pour Rampone et ses coéquipières, avec pour premier adversaire une équipe de France qui les avait poussées dans leurs derniers retranchements à la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011™. "Cette demi-finale a été extrêmement difficile. Ça a été l'un de nos matches les plus durs dans cette Coupe du Monde. D'après ce que je sais, la France est encore plus forte aujourd'hui. Mais on peut dire la même chose de notre équipe. On devrait assister à un bon match."

Les Américaines disputeront leur première partie du Groupe G à Glasgow. L'Écosse n'est pas une terre totalement étrangère pour Rampone. "J'ai découvert que mon arrière-grand-père, William Dowie, avait été gardien de but professionnel pendant dix ans à Raith Rovers. Il a émigré aux États-Unis dans les années 1930. D'après ce que je sais, c'était un bon gardien. Il était surnommé 'la pieuvre'. Je ne vais pas avoir l'occasion de visiter son club, qui se trouve sur la côte est. Mais je suis très heureuse de savoir que j'ai un lien avec ce pays", s'enthousiasme l'Américaine.