Le Sommer veut repartir bronzée
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Comme lors de la dernière Coupe du Monde Féminine de la FIFA, l'équipe de France a échoué sur l'avant-dernière marche vers la gloire et doit se remobiliser pour décrocher une médaille. En Allemagne, l'adversaire en "petite finale" était la Suède, cette fois ce sera le Canada à Coventry ce jeudi 9 août. 

Auteure d'une entrée fracassante et d'un but lors de la défaite contre le Japon, Eugénie Le Sommer veut digérer au plus vite la déception et quitter le Tournoi Olympique de Football Féminin avec le bronze autour du cou. "La clé pour nous sera d'arriver à faire un match plein, du début à la fin, ne pas attendre d'être en danger pour nous libérer dans le jeu", analyse Le Sommer au micro de FIFA.com.

La Lyonnaise a bien conscience du mal français dans cette compétition. Depuis qu'elles sont à Londres, les Bleues n'ont pas su exprimer leur qualités sur 90 minutes. Leur premier match contre les Etats-Unis avait vu leur avance de deux buts anéantie par un raz-de-marrée offensif des Stars and Stripes. Depuis, les Françaises ont alterné fébrilité et déchainements offensifs. La défaite contre les Nadeshiko en est l'illustration parfaite.

"C'était une demi-finale, et l'enjeu a fait que nous avons eu du mal à nous libérer", explique l'attaquante. "Il a fallu qu'on prenne un but et qu'on se retrouve dos au mur pour enfin nous libérer". Son équipe était menée 0:2 par les Japonaises quand elle est entrée sur le terrain peu après la pause : "Quand on marque un but, c'est forcément une bonne entrée", commente humblement celle qui a concrétisé la domination française à un quart d'heure du terme.

Les innombrables offensives bleues de la folle fin de match qui a suivi se sont toutes heurtées au mur nippon. Elise Bussaglia a même manqué un penalty, provoqué par Le Sommer juste après son but. "C'est très décevant, parce que nous avions largement la place de faire quelque chose, d'aller chercher le match nul ou la victoire contre les Japonaises", regrette la meilleure buteuse du championnat de France. "Maintenant, nous devons nous concentrer sur cette médaille, parce que nous la méritons au vu de nos performances".

Le Canada éprouvé
Dans son malheur, la Française est plutôt satisfaite de l'identité de son futur adversaire dans la course au bronze : "La dernière fois que nous avons joué contre le Canada, c'était en finale du Tournoi de Chypre et nous avions gagné 2:0. Nous les avons aussi battues 4:0 à la dernière Coupe du Monde. C'est donc une équipe qui redoute notre jeu, et nous devrions les aborder plus confiantes et moins impressionnées que contre les Japonaises."

Les joueuses de Bruno Bini auront peut-être pour elles l'avantage de la fraîcheur physique et mentale. Les coéquipières de Christine Sinclair ont non seulement été obligées de disputer une prolongation contre les Etats-Unis, mais sont en plus tombées de haut en encaissant un but à l'ultime seconde après avoir mené au score à trois reprises. En revanche, les protégées de John Herdman ont su jouer libérées sur l'ensemble de la rencontre, tenant tête à la première puissance mondiale.

Eugénie Le Sommer espère que son équipe aura enfin cette capacité à oublier l'enjeu des grands matches : "Il faut positiver et retenir ce que nous avons été capables de faire en deuxième mi-temps, et le reproduire pour sur l'ensemble du dernier match". Sans doute la condition pour quitter la Grande-Bretagne souriante, et bronzée.