Kumagai du rire aux larmes
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Ce 9 août 2012 à Wembley, Saki Kumagai a pu mesurer l'écart qui sépare parfois une joie sans limite d'une immense détresse. La défenseuse japonaise avait été la dernière à s'avancer lors de la séance de tirs au but de la finale de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2011™, face aux États-Unis. En transformant sa tentative, elle était devenue l'une des héroïnes du triomphe des Nadeshiko. Cette fois, elle n'a rien pu faire pour empêcher les Stars and Stripes de s'imposer (2:1). En l'espace de 13 mois, les Japonaises sont passées du rire aux larmes.     

"La joie que nous avons connue l'année dernière surpasse largement notre déception actuelle, il faut le dire", considère Kumagai au micro de FIFA.com. "C'est particulièrement vrai dans mon cas. En outre, nous repartons de Londres avec une médaille olympique..." Malgré ces paroles courageuses, la jeune joueuse de Francfort, 21 ans, a bien du mal à cacher sa déception.

En effet, les Nadeshiko se sont procuré de nombreuses occasions face aux Américaines. Elles ont touché plusieurs fois du bois et ont globalement dominé les débats, en imposant leur jeu à base de passes courtes et rapides. "Aujourd'hui, nous avons mieux joué que l'an dernier en finale, à Francfort. On ne peut que regretter que nous n'ayons pas fait preuve de la même efficacité devant le but", poursuit-elle. "Les Américaines sont très fortes, cela ne fait aucun doute. Mais nous avions réussi à développer notre jeu. Nos adversaires ont été beaucoup plus réalistes et c'est ce qui a fait la différence."

Un autre titre à défendre
La remarque vaut particulièrement pour Carli Lloyd, auteure d'un doublé en finale et grande instigatrice du triomphe américain. De ce point de vue, la milieu de terrain succède à la défenseuse japonaise.

Ce coup du sort n'empêche pas Kumagai d'aborder l'avenir avec optimisme. Le beau parcours du Japon dans cette compétition ne sera pas oublié de sitôt. "Depuis un peu plus d'un an, les gens s'intéressent beaucoup plus à nous", apprécie-t-elle. "Le fait de ramener une médaille après notre triomphe en Coupe du Monde était très important pour le développement du football féminin japonais."

Maintenant que le rideau est définitivement tombé sur Londres 2012, la jeune femme pense déjà aux prochaines échéances. "En ce qui me concerne, mon premier objectif est de remporter le championnat avec Francfort. À plus long terme, nous sommes toutes bien décidées à conserver notre titre mondial, dans trois ans au Canada." 

Car malgré la défaite olympique, les Japonaises restent championnes du monde en titre.