La France restait sur deux victoires d'affilée contre des équipes africaines : la Gambie en phase de groupes, et le Nigeria en quart de finale. Une troisième équipe du Continent Mère - le Ghana - se dressait sur sa route de la finale de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Azerbaïdjan 2012. Un choc inédit dans un tournoi féminin FIFA. Le duel a tourné à l’avantage de la France (2:0).

Bien en place dans les premières minutes, les Bleuettes confisquaient le cuir à des Ghanéennes en retard sur tous les ballons. Pour autant, les protégées de Guy Ferrier avaient toutes les peines du monde à rentrer dans la surface de réparation africaine. Elles décidaient donc de tenter leur chance de loin. Mais ni Ghoutia Karchouni (9’) ni Léa Declercq (11’) ne trouvaient le cadre. Des 20 mètres, Kadidiatou Diani s’en rapprochait, mais son ballon était dévié sur la transversale par Victoria Agyei (20’).

Le Ghana procédait par contres, l’un d’eux était presque payant. De l'aile droite, Sherifatu Sumaila délivrait une passé lumineuse à Jane Ayieyam. L'attaquante ouvrait trop son pied et la sphère rasait le poteau droit de Romane Bruneau (25’). L’avertissement était pris très au sérieux par la France, qui intensifiait sa pression. Elle en était récompensée six minutes plus tard. Sur l'aile droite, Marion Romanelli centrait parfaitement à destination de Diani, qui plaçait une tête impeccable. Imparable en tout cas pour Agyie (31’, 1:0). Les Tricolores rataient le break par Sandie Toletti (41’), mais elles pouvaient être satisfaites de leur prestation durant les 45 première minutes.

Pression et libération
Le Ghana passait à 10 peu après la pause, Jane Ayieyam écopant d’un second jaune pour jeu dur. La France en profitait pour maîtriser un peu plus une partie qu’elle dominait déjà. Mais la passe à 10 organisée par les Bleuettes n’était pas dangereuse pour les Black Maidens. Les Africaines étaient presque plus tranchantes. Sumaila trouvait même une position de tir à la 80ème minute, mais écrasait trop sa frappe. Les Françaises étaient sous pression jusqu’au bout, Griedge Mbock bathy devait même sortir le grand jeu à la 87ème d’un joli tacle sur Sumaila.

Mais Diani rassurait son camp dans les ultimes minutes. Noémie Carage la lançait parfaitement dans l’intervalle. Pleine de sang-froid,  la pensionnaire de Juvisy devançait Agyie et envoyait définitevement la France en finale, sa première dans l’histoire des tournois féminins FIFA.

Guy Ferrier, sélectionneur de la France
"Certes, nous pouvons être champions du monde. Mais si nous jouons face à la RDP Corée, nous avons fait match nul lors de la phase de groupes. Et si nous jouons contre l'Allemagne, elle nous a battus en finale du Championnat d'Europe. Donc ce sont deux bonnes équipes. Ce que je veux dire, c'est que nous ne serons pas favoris en finale, nous sommes les outsiders."