Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Azerbaïdjan 2012

13 novembre - 1 décembre

Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA 2012

Les Bleuettes ont chassé le blues

© Getty Images

Quelle est la force de l’équipe de France, finaliste de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Azerbaïdjan 2012 ? Posez la question aux 21 joueuses de l’équipe et vous obtiendrez invariablement la même réponse. Ce n’est pas son excellente défense incarnée par la battante Marion Romanelli, ni sa faculté de confisquer le ballon à l’image de l’omniprésente Ghoutia Karchouni. Ce n’est pas non plus l’attaque, malgré une Kadidiatou Diani retrouvée. Non, la force de l’équipe de France, vous dirait chacune d’elle, c’est le groupe. Un groupe qu’unissent indéfectiblement des personnalités aussi fortes qu’opposées.

"Les croyances, les états d’esprits, les caractères sont divers et variés. Il y en a pour tous les goûts dans cette équipe de France ! Au final, tout le monde s’enrichit au contact de l’autre. On a du plaisir à vivre ensemble, à parler, à rigoler, à jouer. Et j’ai l’impression que cela s’en ressent sur ce qu'on fait sur le terrain", analyse Karchouni au micro de FIFA.com. "Je ne peux que confirmer.  Il n’y en a pas une pareille. Mais on est unies et solidaires. La star, c’est le groupe", répond Diani.

Paradoxalement la question du groupe avait été problématique au moment du tirage au sort d'Azerbaïdjan 2012. Et pour cause, la France avait tiré la poule la plus relevée, avec la RDP Corée - que les Bleuettes retrouveront en finale du tournoi - les Etats-Unis, et la Gambie. Mais elles en sont sorties avec brio. "Honnêtement, on mérite notre place en finale. On a tellement donné pour y arriver, on s’est tellement battues. Il y a une justice", souligne Romanelli. "Ce qui a fait la différence, selon moi, c’est le collectif ". Tiens, encore lui.

Ce n'est pas un hasard s'il est écrit sur le maillot de la France 'nos différences nous unissent'

La prestation des Tricolores depuis le début de la compétition donne raison à l’arrière latérale française. Car aucune joueuse ne se détache véritablement par ses qualités individuelles. L’équipe est homogène, joue en bloc. Elle a dominé l’intégralité de ses adversaires, dans tous les secteurs du jeu : possession de balle, tirs, corners… Tous, sauf la RDP Corée (1:1) ! "Je suis content de la retrouver en finale, ça va être un beau duel. On avait perdu contre l’Allemagne à l’Euro. Au moins, on ne prend pas le risque que ça se reproduise en finale de la Coupe du monde !", poursuit Romanelli.

Un groupe, des différences 
L’Allemagne a en effet déjoué face aux Asiatiques en demi-finale (2:1). De son côté, face au Ghana, la France a régalé. Imperméables derrière, impeccables au milieu, inspirées devant, elles ont donné une véritable leçon de football aux Black Maidens. "C’est magique", s’enthousiasme Karchouni. "Qu’on se prenne un but, ou qu’on en marque un, on forme un bloc. Il y a toujours une partenaire à la réception d’une passe, il y a toujours quelqu’un pour combler l’erreur d’une autre. C’est parfait".

Même l’attaque, secteur jusque là déficient, s’est remise à fonctionner face à la meilleure défense du tournoi. "J’avais dit à Kadi qu’elle marquerait. J’en étais certaine. J’étais même censée lui dire que je l’aimais lorsqu’elle ferait trembler les filets. Et c’est ce qui s’est passé", raconte Karchouni en souriant. "Je suis contente parce que j’étais un peu passée au travers contre le Nigeria", lance Diani, auteure d’un doublé avant de plaisanter : " Il faut croire que j’ai gardé le meilleur pour la fin !"

La star, c’est le groupe 

Karchouni, d’origine algérienne, Diani, d’origine malienne, Romanelli d’origine italienne… C’est aussi tout un pays en veine. Une nation qui retrouve les sensations d’une finale d’épreuve mondiale, six ans après que les Zidane, Henry et consorts ont atteint celle d’Allemagne 2006. "Humainement parlant, la Coupe du Monde 2006 est mon meilleur souvenir de joueur, même si on a perdu en finale. On traversait  une période difficile, l’équipe de France était décriée. Mais on a su trouver notre mode de fonctionnement, nos supports et ça s’était passé de manière extraordinaire", lance comme un clin d’œil Willy Sagnol, manager des équipes de France de jeunes, de passage à Bakou pour soutenir ses *Bleuettes.

*Celles-ci donnent aujourd'hui une image rafraîchissante d'un football français qui en avait bien besoin après les fiascos d’Afrique du Sud 2010 ou plus récemment de l’UEFA EURO 2012. "Il n’est pas question de redorer le blason de l’équipe de France. A mes yeux, ce blason est toujours aussi beau, aussi magique. Notre mission, à nous, c’est juste de donner tout, et d’aller au bout avec nos armes", tempère cependant Karchouni. "Je suis certaine que la clé du succès réside dans la notion de groupe. Et ce n'est pas un hasard s'il est écrit sur le maillot de la France 'nos différences nous unissent' !" Car l’union fait la force...

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