Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Uruguay 2018

13 novembre - 1 décembre

Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA 2018

Les plus beaux atours des prétendantes 

Le trophée brille de mille feux et la pelouse du stade Charrúa n’attend plus que le grand jour. Seules deux des 16 équipes qualifiées pour la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA 2018 peuvent encore prétendre au titre suprême. Ce samedi 1er décembre, l’Espagne et le Mexique ont rendez-vous avec l’histoire. Mais quelles sont les différences entre les deux prétendants et quels sont les atouts qui leur ont permis d’atteindre ce stade de la compétition ? FIFA.com a identifié trois arguments qui plaident en faveur de chacune des deux équipes.

© Getty Images

Espagne

L’expérience
Catalina Coll, Eva Navarro et Claudia Pina ont participé à la Coupe du Monde Féminine U-17 2016 en Jordanie et à la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA 2018 en France. Les trois jeunes femmes disposent donc d’une solide expérience et, à en croire la sélectionneuse Maria Is, elles portent le destin de leur sélection sur leurs épaules. L’été dernier, elles ont mené la Rojita au titre continental ; désormais, elles ne sont plus qu’à 90 minutes d'un nouveau sacre. Beaucoup pensent que l'heure de l’Espagne est venue. Les joueuses le savent et c’est la raison pour laquelle elles abordent cette finale en confiance.

La maîtrise
Depuis le début de la compétition, l’Espagne a toujours su imposer son jeu. Les Européennes affichent une aisance insolente balle au pied, ce qui leur permet de faire bien circuler le ballon, voire de le monopoliser. Leurs adversaires sont souvent réduites au rang de simples spectatrices. Sur le terrain, les joueuses prennent manifestement beaucoup de plaisir à déployer un jeu offensif et spectaculaire. La Rojita sait aussi varier les attaques et prendre de la vitesse quand il le faut, tant dans l’axe que sur les ailes. Alliée à la large palette technique des protégées de Maria Is, cette polyvalence rend les attaques espagnoles très difficiles à endiguer.

L’efficacité
Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Depuis son arrivée en Uruguay, l’Espagne a marqué 13 buts et décoché cent frappes. Elle affiche pour l’heure la meilleure attaque du tournoi. Les attaquantes Claudia Pina, Eva Navarro et Salma Paralluelo font régulièrement admirer leurs talents de buteuses, mais elles ne sont pas les seules. La milieu de terrain Irene Lopez a déjà inscrit son nom à trois reprises au tableau d’affichage, notamment en demi-finale contre la Nouvelle-Zélande. Redoutable dans le dernier geste, la Rojita est également intraitable dans ses 30 derniers mètres. Depuis le début de la compétition, sa défense n’a cédé qu’à deux reprises. En résumé, le collectif espagnol fonctionne parfaitement et s'appuie sur un lien fort entre l’attaque et la défense.

Mexique

L’adaptation
"Je préfère affronter des adversaires de haut niveau, qui jouent vite et qui possèdent les mêmes qualités que nous." Tenus par Nicole Perez en début de tournoi, ces propos se sont vérifiés par la suite. En effet, le Mexique a prouvé qu’il pouvait hausser le ton au gré des circonstances et faire la différence dans les moments importants. Tenu en échec (0-0) par l’Afrique du Sud pour son entrée en lice, El Tri a remporté une victoire cruciale face au Brésil et arraché le nul au Japon pour valider son billet pour la seconde phase.

L’abnégation
Les Mexicaines ne baissent jamais les bras. Leur confiance en elles et en leurs capacités les pousse à relever tous les défis. Menées au score à deux reprises en demi-finale contre le Ghana, elles ont su trouver les ressources nécessaires pour égaliser à chaque fois et remporter le match aux tirs au but. En plus de leur mental d’acier, Nicole Perez et Alison Gonzalez possèdent une technique au-dessus de la moyenne et une frappe de balle redoutable. Ces deux joueuses peuvent faire basculer la victoire dans le camp mexicain à tout moment.

La sérénité
À ce jour, le Mexique n’avait encore jamais atteint les demi-finales d’une Coupe du Monde Féminine U-17, à plus forte raison la finale. Les joueuses mexicaines ont déjà réalisé un exploit. En finale, la pression sera donc clairement sur les épaules espagnoles. Il règne une ambiance remarquablement détendue au sein du groupe. Les internationales ne se considèrent pas uniquement comme des coéquipières, mais aussi comme une véritable famille. Le Mexique n’a rien à perdre et tout à gagner. Quand on sait qu’à ce niveau, la victoire se joue souvent dans les têtes, c’est un avantage de taille.

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