Les Emirats Arabes Unis n'ont pas manqué leur entrée dans la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Nigeria 2009. Dans le premier match de la journée comptant pour le Groupe E, les Asiatiques sont venus à bout du Malawi, qui fêtait là sa première apparition dans une compétition de la FIFA.

L'histoire retiendra que les Malawites ont disputé leur première rencontre de Coupe du Monde sur la pelouse du Sani Abacha Stadium de Kano, dans le nord du Nigeria. Mais les statistiques retiendront que les trois points sont tombés dans l'escarcelle des joueurs emiratis. Guère plus expérimentés que leurs adversaires, les garçons d'Ali Ebrahim ont pourtant semblé plus impressionnés et ont subi la fougue malawite en première période. Ahmad Shambih était sauvé deux fois par son poteau sur des tirs de Bruno Milanzi (5') et Tonhy Chitsulo (33'). Mais petit à petit, les Emiratis refaisaient surfce et auraient même pu ouvrir le score juste avant la pause. Mais la belle action individuelle de Fahad Salim était bien repoussée par Cuthbert Seegwa.

Coup de rouge et coup de génie
Au retour des vestiaires, les Malawites payaient les efforts consentis lors des 45 premières minutes et commençaient à subir. Ali Murad allumait la première mèche mais son tir, à la sortie d'une jolie combinaison dans la surface, heurtait à son tour le poteau.  Finalement, la rencontre basculait à l'heure de jeu, avec cinq minutes de cauchemar pour les Flames. Sur coup franc, Marwan Al Saffar en  bon capitaine faisait trembler les filets et mettait les Emirats sur la voie de la victoire (1:0, 63').

Cinq minutes plus tard, Kondwani Lufeyo allait involontairement faciliter la tâche à ses adversaires en recevant un deuxième avertissement. Menés au score et en infériorité numérique, les Africains ne craquaient pourtant pas et, au contraire, reprenaient la maîtrise du jeu, faisant tous les sacrifices pour arracher l'égalisation. Mais le miracle n'a pas eu lieu et, au contraire, ce sont les Emiratis qui doublaient la mise. Mohammad Sebil voyait le gardien malawite avançait et tentait sa chance depuis le rond central. Un coup de génie qui donnait au score un peu plus d'ampleur (2:0, 82'). En toute fin de match, Gastin Simkonda prenait lui aussi la direction des vestiaires avant tout le monde, mais la fête était déjà gâchée depuis bien longtemps.