La Nouvelle-Zélande est entrée dans l'histoire du sport roi en se qualifiant pour la première fois pour le deuxième tour d'une compétition de la FIFA. Elle doit cet exploit à un but miraculeux inscrit dans les arrêts de jeu pour égaliser face à la Turquie pour la dernière journée du Groupe D de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2009.

Avec deux victoires en deux matches, la Turquie était assurée de terminer en tête au moment d'entrer sur la pelouse du stade UJ Esuene de Calabar ce samedi 31 octobre. Elle entame donc les débats avec quatre titulaires sur le banc, mais pas sans sa traditionnelle fougue de début de match. Les Kiwis sont dominés puis débordés, notamment sur une frappe un peu trop enlevée d'Engin Bekdemir, capitaine d'un soir. La mire n'est pas réglée, mais l'action collective suscite les applaudissements nourris du public. Pas plus de chance pour Ahmet Sari, qui fait certes trembler les filets, mais est sanctionné pour une faute sur le gardien. La récompense turque arrive logiquement quelques minutes après. Le tir lobé de Bekdemir de 18 mètres laisse le portier kiwi sans réaction (17', 1:0). Les Néo-Zélandais accusent le coup et le moral flanche, y compris pour Josh Morrison qui, à bout portant, se débrouille pour tirer au-dessus.

Un but pour l'histoire
En deuxième mi-temps, les Turcs imposent leur tempo et ne gèrent pas leur avance. Les joueurs d'Abdullah Ercan cherchent le K.O; mais Enes Baykan n'arrive pas à trouver la cible en tirant au milieu d'une forêt de jambes. Pas plus de réussite pour le coup franc de Bekdemir, repoussé par le dernier rempart océanien Coey Turipa.

Les minutes s'égrènent et rapprochent inexorablement les Turcs d'une troisième victoire de rang, condamnant les Néo-Zélandais à une nouvelle élimination prématurée. C'est en tout cas le scénario le plus logique lorsqu'on entre dans les arrêts de jeu. Mais qui a dit que le football était un sport logique ? Jack Hobson-Mc Veigh en tout cas, n'a jamais entendu cette phrase... La preuve, sa frappe superbe vient se loger dans la lucarne turque dans le temps additionnel (90+1', 1:1). Ce miracle à la sauce kiwi n'empêche pas la Turquie de finir première du groupe. Il ne prive pas non plus le Burkina Faso, vainqueur dans l'autre match, de la deuxième. Mais il envoie la Nouvelle-Zélande au second tour et au paradis.