L'Espagne a peiné une mi-temps contre le Burkina Faso pour finir en roue libre. En quart de finale, les Ibères rencontreront l'Iran ou l'Uruguay.

Les pronostics donnent l'Espagne vainqueur à Kano face au Burkina Faso avant même que la partie n'ait commencé, ce 5 novembre à Kano, en huitième de finale. Une position d'archi-favori souvent gênante. Mais les Espagnols n'en ont cure et démarrent leur huitième de finale comme ils aiment : à l'offensive. Un tir de Borja successif à un corner effleure la barre (9'), Pablo Sarabia frappe au-dessus (15'), la machine ibère est lancée. Isco s'enfonce dans la défense burkinabé, est contré in extremis par Dalhata Soro mais le ballon revient dans les pieds de Sergi Roberto aux 16 mètres. Le milieu du Barça met un plat du pied imparable (1:0, 19').

Les Africains n'ont pas encore émergé, ils vont pourtant égaliser sur leur première incursion. Zidane Zoungrana se défait de son vis-à-vis côté droit, centre au cordeau et Abdoulaye Ibrango est plus prompt qu'Albert Dalmau et Edgar réunis pour glisser le ballon au fond (1:1, 26').

Coup du chapeau pour Sergi Roberto
Un peu abasourdie, la Furia Roja réagit tout de même. Borja gâche une bonne occasion après une jolie course d'Iker Muniain (30'). Mais le soulagement vient peu de temps après la pause. Isco tire un coup franc excentré, Sergi Roberto tente une improbable tête retournée lobée qui finit dans la lucarne de Germain Sanou (2:1, 57'). Dès lors la domination espagnole est totale. Si une volée de Borja est bien bloquée par Sanou (61'), le gardien des Etalons ne peut rien lorsque Sergio Roberto combine bien avec Muniain et réceptionne au point de penalty le centre de l'attaquant de l'Athletic Bilbao (3:1, 67').

Coup du chapeau pour Sergi Roberto et quelques minutes plus tard, Adria Carmona corse l'addition sur penalty, inscrivant par la même son troisième but du tournoi (4:1, 82'). For logiquement les garçons de Gines Melendez continuent leur chemin, qui rencontrera celui de l'Uruguay ou de l'Iran en quart de finale le 9 novembre à Kaduna. Les Etalons, eux, n'ont pas à rougir de leur prestation.