Le huitième de finale de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2011 programmé au stade Universitario de Monterrey s'annonçait avant tout comme une formidable opposition de styles. Le Japon avait créé la surprise en se tirant habilement d'un Groupe B relevé, au sein duquel figuraient également la France et l'Argentine. De son côté, la Nouvelle-Zélande avait arraché la troisième place de sa poule au courage, à la détermination et à l'envie.

Les choses ont bien changé pour les Océaniens. Complètement dépassés par une équipe japonaise appliquée, les Kiwis n’ont jamais été en mesure de contester la domination asiatique. Tout avait d’ailleurs mal commencé pour les All Whites. Le Japon, toujours aussi bien organisé, leur en faisait voir de toutes les couleurs, confisquant littéralement le Speedcell. Une première frappe de Masaya Matsumoto (11), hors cadre en appelait rapidement d’autres beaucoup plus dangereuses.

A la 17ème minute, à proximité de la ligne de corner, Hideki Ishige enveloppait un magnifique ballon qui manquait de lober Scott Basalaj. Comme cela n’avait pas marché, il retentait une minute plus tard la même manœuvre, cette fois de la droite. Le défi était brillamment relevé, la Nouvelle-Zélande logiquement menée (1:0 , 20’).

Trois minutes plus tard,  Fumiya Hayakawa trouvait un espace sur le côté gauche de la surface et s’y engouffrait, délivrait une passe minutieuse à Ishige seul aux six mètres qui inscrivait le doublé facilement (2:0, 22’). En plus d'être tardive, la réaction océanienne était timide : une tête peu appuyée de Kip Colvey que Kosuke Nakamura captait sans difficulté.

L’insaisissable Ishige en profitait pour planter une nouvelle banderille. Il réalisait un petit exploit dans les 16 mètres mais était in extremis contré. Hayakawa rendait la pareille achevant le joli travail du talentueux numéro 8 (3:0, 32'). Kip Colvey apportait enfin sa contribution au calvaire de son équipe en trompant son propre gardien, surpris pas un centre de Reo Mochizuki (4:0, 42’).

Répétition, action !
Après la pause, on retrouvait les 22 acteurs tels qu’on les avait laissés. Le Japon maîtrisait le match laissant aucune possibilité à son adversaire de se relever. A la 53ème minute, Sei Muroya mettait au supplice Bill Tuiloma sur le côté gauche et adressait un centre que ne pouvait reprendre un Takumi Minamino trop court. Le duo se redonnait une chance trois minutes plus tard dans des positions similaires. Et ça faisait mouche (5:0, 55’).

Le rythme baissait d’un ton ensuite. Le Japon ne prenait plus de risques, il n’autorisait pas non plus la Nouvelle-Zélande à en prendre. A l’arrivée, il ne se passait plus grand-chose à l’Estadio Universitario de Monterrey, si ce n’est une passe à dix japonaise. Pour réveiller le public en sommeil, Hiroki Akino lançait tout de même Hayakawa, qui parachevait le succès japonais en battant facilement Basalaj (6:0, 80’).

Pour que toute le monde participe à la fête,  Hirofumi Yoshitake, le sélectionneur japonais lançait dans la partie Ayumi Niekawa, son troisième gardien en lieu et place de Nakamura. Il n’y eut plus de but ensuite, le Japon avait déjà fait le plein. Et celui de confiance par la même occasion, avant de s’attaquer au Brésil en quart de finale.