Le dernier match du Groupe D de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Mexique 2011, s’est conclu par un magnifique feu d’artifice de buts offert par  la Côte d’Ivoire et le Brésil. Les deux équipes se sont quittées bonnes amies à l’issue d’une magnifique rencontre (3:3).

Pour que le bonheur soit total, pour elles comme pour les passionnés de ballon rond, les deux équipes seront au rendez-vous des huitièmes de finale de la compétition. A l’évidence, il y aura du spectacle. A l’Estadio Guadalajara, le show a en tous cas démarré très tôt. Sans forcément porter le danger sur l’une ou l’autre surface de réparation, les deux équipes faisaient l’étalage de leurs qualités physiques et techniques au milieu du terrain. Il n’y avait pas d’action de but durant les huit premières minutes, le public ne s’ennuyait pas, mais Lucas Piazon avait lui des fourmis dans les jambes.

Coup du chapeau
La Nouvelle recrue de Chelsea trouvait un premier intervalle dans la défense ivoirienne, Ademilson le servait impeccablement. Il ne restait plus qu’à battre Yored Konaté, ce que fit le numéro 11 auriverde d’un tir croisé (0:1, 9’). A peine les Brésiliens avaient eu le temps de savourer que les Eléphanteaux égalisaient. L’œuvre de la star naissante Souleymane Coulibaly.

Drissa Diarrassouba servait le numéro 19 sur le côté gauche de la surface de réparation sud-américaine. Celui-ci effaçait Matheus d’un crochet d’école, et s’en allait vers son sixième but de la compétition : une frappe magistrale sous la barre, imparable pour Charles (1:1, 11'). Mais comme ce début de match était décidément fou, le Brésil rendait aussitôt la pareille.

Ademilson, sur le flanc gauche, était complètement oublié de la défense africaine. Auteur de deux buts dans ce tournoi, il  sanctionnait  immédiatement cette erreur en pénétrant dans la surface de réparation et en tirant dans une position similaire que Piazon précédemment. Konaté n’avait toujours pas la recette et s’inclinait (1:2, 14’).

Sans attendre, Diarrassouba tentait donc de remettre les pendules à l’heure. Son missile était toutefois brillamment stoppé par Charles. Alors Coulibaly se dévoua. Le phénomène de Sienne recevait cette fois un caviar de Victorien Angban, pour semer ensuite l’arrière garde brésilienne et égaliser (2:2, 33’).

La pause ne calmait pas les 22 acteurs. Surtout pas Coulibaly. Il était encore à la conclusion d’une rapide contre-attaque, mais Jonathan d’un tacle inspiré retardait l’échéance du triplé (46’). Le coup du chapeau arrivait en réalité 12 minutes plus tard, et ce troisième but était anthologique. Sur un corner tiré de la gauche, la défense brésilienne ne réussissait pas à se dégager. Coulibaly trouvait l’espace pour placer une superbe bicyclette ! (3:2, 58’).

Un dix de der
La superbe huitième réalisation du magicien ivoirien dans la compétition sonnait la révolte brésilienne. Hernani sur coup de pied arrêté (62’), l’excellent  Adryan de 25 mètres (63’), puis Piazon  au point de penalty (75’) se succédaient ainsi  pour tenter d'égaliser. A chaque fois, hors cadre. Il ne restait plus beaucoup de temps à jouer, à peine pour réserver une nouvelle standing ovation au héros ivoirien sorti à la 87ème minute. Adryan décidait alors d'entrer en scène.

Sur coup franc d’abord, le 10 brésilien faisait admirer sa patte droite, mais Konaté sortait également le grand jeu (88'). Il en fallait plus : Lucas Piazon décalait donc Adryan aux 18 mètres. Le chef d’orchestre de Flamengo décrochait une frappe sublime hors de portée de Konaté (90'+3). Bouquet final de ce magnifique spectacle.