Disputer une demi-finale de Coupe du Monde U-17 de la FIFA, EAU 2013 face au Mexique, voilà la récompense qui attendait le vainqueur du match entre l'Argentine et la Côte d'Ivoire, ce samedi 2 novembre. 

C'est un début de rencontre tendu et maladroit auquel assistaient les spectateurs du Stade de Charjah. L'attaque ivoirienne n'est pas en verve depuis le début du tournoi, un problème que ne connaissent pas les Sud-Américains, qui restent sur dix buts en quatre rencontres. Le 11ème ne se faisait pas attendre bien longtemps. Sur une longue transversale de la droite, Joaquin Ibanez emmenait le ballon de la poitrine vers son pied gauche, et trompait Seck Diabagate d'un tir croisé (6', 1:0). 

Les Eléphanteaux tentèrent de répliquer au quart d'heure de jeu sur coup franc, une lourde frappe d'Aboubakar Keita, légèrement déviée par le mur, qu'Augusto Batalla parvenait à capter en deux temps. trois minutes plus tard, Kouame N'Guessan plaçait une accélération foudroyante, mais Kouassi Begbin ne parvenait pas à profiter du travail de son coéquipier. Sur corner, Rodrigo Moreira faisait amèrement regretter aux Africains de n'avoir pas su concrétiser ce temps fort en tendant la jambe au second poteau pour ouvrir son compteur personnel dans la compétition (33', 2:0). 

La charge des Eléphanteaux 
Il fallait attendre la seconde période pour voir les Ivoiriens relever la tête. Après avoir eu le soulagement de voir le puissant coup de tête d'Emanuel Mammana raser leur poteau, ils voyaient le coup franc de Franck Kessie transpercer le mur albiceleste, sur une frappe cependant trop tendre pour inquiéter Batalla.

Dans la foulée, Chris Bedia, entré à la pause, faisait parler sa fraicheur sur un beau numéro dans la surface, mais suivi d'un tir sur le portier argentin. Les Eléphanteaux sonnaient véritablement la charge à un quart d'heure du terme, et finissaient par pousser les Sud-Américains à la faute. Sur un énième centre, Mammana voyait le ballon rebondir sur sa main, provoquant un penalty que Kessie transformait tranquillement (78', 2:1).

La fin de match était haletante, et électrique. Joueurs et supporters ivoiriens se déchainent, les uns pour égaliser, les autres aux encouragements. Mais leurs espoirs se heurtaient à Batalla, qui tenait bon jusqu'au bout. Après le champion d'Afrique, c'est avec les champions du monde que les joueurs d'Humberto Grondona ont rendez-vous.