Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007

06 - 28 octobre

Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2007

Iago, polyvalence et rêve de titre

Dans toute équipe de football, on trouve des joueurs qui brillent de mille feux. Par leur jeu et par leur charisme, ils concentrent l'attention du public, aussi bien sur le rectangle vert qu'à l'extérieur. Il y a aussi ceux, non moins talentueux, qui travaillent à l'écart des projecteurs et qui, à long terme, finissent également par obtenir une reconnaissance méritée.

Iago appartient à cette dernière catégorie. C'est à force de travail que le jeune milieu de terrain espagnol a gagné la confiance de son sélectionneur au cours de cette Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2007.

Iago a participé aux six matches disputés par l'Espagne en Corée, quatre en tant que titulaire et deux comme remplaçant. Entré à la 66 e minute du huitième de finale contre la Syrie, il lui a fallu exactement 38 secondes pour inscrire le but du 3:0. En demi-finales, face au Ghana, il a été titularisé d'entrée et c'est suite à l'un de ses débordements sur la gauche que Dani Aquino a ouvert le score. Qu'en dit le principal intéressé ?

Lentement, mais sûrement
"Mon poste naturel est numéro 10. C'est là que je me sens le mieux, au milieu, derrière l'avant-centre. Mais si le coach me demande de jouer sur le côté, j'y vais. L'important est de jouer et de gagner", confie à FIFA.com le garçon né à Vigo le 4 janvier 1990. "Mais il faut dire que nous avons une certaine liberté de mouvement. Si je vois des espaces, je fonce, comme contre le Ghana."

La meilleure façon de décrire son jeu est de le laisser parler de son idole : "Rivaldo. Il a tout. Il peut marquer du pied, de la tête, je n'ai jamais vu un joueur aussi complet". A l'image de son modèle, Iago est gaucher. Le jeune homme cherche d'autres joueurs par rapport auxquels il pourrait se définir. "Mon style est un peu similaire à celui de Pablo Aimar, toujours à la verticale, pour faire progresser l'attaque", explique ce grand admirateur de football sud-américain.

Iago a rejoint le centre de formation du FC Barcelone il y a maintenant 10 ans. Il évolue aujourd'hui avec la réserve blaugrana. "Je rêve de fouler le Camp Nou, mais je ne suis pas pressé. Je sais que devant, il y a de très grands joueurs, mais je sais également que Barcelone fait confiance à ses jeunes. Pour l'instant, je ne pense qu'au Nigeria".

A 90 minutes de la gloire
La conversation s'oriente inévitablement vers la finale contre les Golden Eaglets : "Ce sera un match similaire à celui contre le Ghana, très disputé. Ils vont nous presser de tous les côtés. Techniquement, ils sont très bons. Ils se servent beaucoup de leurs latéraux, ce qui veut dire qu'il ne sera pas facile pour nous de prendre les couloirs. Il faudra savoir tenir le ballon et surtout ne pas reculer, sinon ils vont nous avoir au physique. Les deux prolongations ont laissé des traces, mais nous avons eu un jour de plus qu'eux pour récupérer".

Impossible de ne pas évoquer l'absence de Bojan. "Ça va se sentir, mais je ne crois pas pour autant que nous allons changer notre organisation. Nous avons des joueurs capables de le remplacer, comme Dani Aquino, qui réalise un grand tournoi." Le succès sur le Ghana a galvanisé la Furia Roja pour le choc contre le Nigeria. "Contre le Ghana, nous n'avons pas bien joué, mais justement, c'est encourageant. Il est très important de pouvoir gagner sans bien jouer, cela donne confiance. Mentalement, nous sommes plus déterminés que jamais."

Iago est parfaitement conscient qu'une finale de Coupe du Monde de la FIFA est quelque chose d'unique. Il ne cache pas que la pression commence à se faire sentir, car c'est maintenant toute l'Espagne qui attend quelque chose de grand. Mais le demi gauche semble prêt à relever le défi. "On connaît l'enjeu contre le Nigeria. On est 90 minutes de la gloire", conclut-il.

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