Au terme d'une rencontre où le suspense a disparu dès la première demi-heure, l'Allemagne a disposé de la France (5:3) et s'est adjugé le bronze de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA. Une médaille similaire à celles obtenues lors de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, il y a trois semaines, et lors du Tournoi Olympique de Football Féminin, en août dernier.

Les joueuses de Maren Meinert, venues pour jouer la médaille d'or et éliminées par les Etats-Unis en demi-finale, se consolent avec un nouveau podium et une belle réaction d'orgueil. De quoi laisser des regrets.

L'équipe de France, invitée surprise du dernier carré, et sortie lors des demies par la RDP Corée dans le temps additionnel, frôle un podium historique dans cette catégorie. Les joueuses de Stéphane Pilard peuvent néanmoins partir la tête haute, avec le sentiment du devoir accompli, et une expérience emmagasinée à ce niveau qui servira peut-être dans un futur proche, à l'échelon supérieur.

Les gagnants de l'après-midi sont les supporters, venus en nombre, pour soutenir les deux formations européennes au Stade de la Florida de Santiago du Chili. Les 30 premières minutes appartiennent à Marie Pollmann. La numéro dix allemande s'offre un triplé sur deux passes de Nicole Banecki (10', 31') ainsi que sur une action personnelle suite à un cafouillage dans le camp français (29'). Dans les arrêts de jeu, Marine Pervier relance l'intérêt de la rencontre en reprenant un centre de Charlotte Bilbault (45'+1).

Au retour des vestiaires, l'engagement reste le même. Loin de fermer le jeu, les Allemandes se montrent les plus dangereuses et sont logiquement récompensées peu après l'heure de jeu quand Julia Simic reprend un premier tir de Banecki, repoussé par Méline Gérard, la gardienne des Bleuettes (67'). Dans le dernier quart d'heure, trois nouveaux buts sont inscrits. Pervier (75') et Marie-Laure Delie (90'+2) marquent, toutes les deux, de la tête pour les Françaises, Lisa Schwab répond du pied dans le but vide pour les Allemandes (80').

A l'image de la compétition, les deux formations européennes ont offert un spectacle de qualité, où les calculs étaient laissés aux vestiaires pour le grand bonheur des amateurs de beau jeu.