L’Allemagne avait pris le pari de briller à l’occasion de "sa" coupe du monde, et elle l’a tenu. A l’issue d’une finale de haute lutte contre un Nigéria qui n’avait jamais dépassé le stade des quarts de finale de la compétition, la Mannschaft a été sacrée pour la seconde fois de son histoire en Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, après son succès obtenu à Thaïlande 2004.

Et comme souvent au cours de cette compétition, la lumière est venue d’Alexandra Popp auteure de sa onzième réalisation. La numéro 11 décroche au passage le Soulier d'or adidas récompensant la meilleure buteuse du tournoi.

Le public de Bielefeld venu en nombre ce dimanche 1er août au FIFA U-20 Women’s WC Stadium n’a d’ailleurs pas attendu bien longtemps pour voir ce but libérateur. Huit minutes exactement. En plein round d’observation, alors les deux gardiennes n’avaient été que peu inquiétées, Popp surgit.

Popp encore
A la réception d’un long dégagement, la buteuse allemande combine avec Dzsenifer Marozsan, laquelle lance Popp dans la profondeur. Alaba Jonathan sort, la défense nigériane se replie, mais l’attaquante allemande parvient à l’entrée des 16 mètres et en glissant, à mettre le ballon hors de portée de la gardienne de but (1:0, 8’).

L’Allemagne avait donc fait le plus difficile, mais plus que de libérer ses joueuses ce but allait réveiller les Africaines toujours plus dangereuses au fil des minutes. A la 28ème minute, Ebere Orji, dans un angle impossible, obligeait Almuth Schult à une belle détente. Sept minutes plus tard, Helen Ukaonu tentait de frayer un chemin dans la défense allemande, mais était contré. Desire Opranozie dans la foulée, récupérait le ballon et l’enroulait… Juste à côté.

L’Allemagne rétorquait timidement, par des coups de pieds arrêtés sans danger, une première fois par Kim Kulig (19’), puis par Popp (21’). Les deux tentatives étaient trop enlevées. Celle de Sylvia Arnold qui profitait d’un ballon mal dégagé par Jonathan aurait pu faire mouche à la 37ème si la gardienne nigériane n’avait pas brillamment rattrapé sa boulette.    

A la pause, le Nigéria avait certes eu plus d’occasions (11 tirs contre 7), avait plus eu la balle (56% de possession de balle) mais il ne menait pas au score.

Kulig en libératrice
Au retour des vestiaires, on retrouvait les Falconets telles qu’on les avait quittées : efficaces en milieu de terrain, stériles en attaque. Elles avaient toutefois le mérite de mettre sous pression une équipe d’Allemagne, repliée en défense, mais qui se créaient les meilleures occasions.

Ainsi, Marozsan sur coup de pied arrêté, alertait tout d’abord Jonathan (50’). Plus tard, par deux fois, Svenja Huth sur la droite centrait pour Popp qui ne parvenait pas à ajuster sa tête (53’ et 60’). A l’autre extrémité du terrain, Oparanozie faisait parler sa puissance, mais ses partenaires n’en profitaient pas.

Le match gagnait lui en intensité. Et comme s’il en manquait, Kim Kulig, à la réception d’un corner voyait son ballon être renvoyé par le poteau (83’). Un simple avertissement. Car la sanction allait tombée dans les arrêts de jeu. Sur un nouveau corner, Kulig, encore elle, trouvait de la tête à nouveau le poteau… le ballon rebondissait alors sur Osinachi Ohale et franchissait cette fois la ligne (2:0, 90’+3).

La messe était dite. L’Allemagne pouvait exulter, chez elle, en remportant pour la deuxième fois de son histoire la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA.