Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, France 2018

5 août - 24 août

Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA 2018

Gaye crée un pont entre arbitres et entraîneurs

© Getty Images
  • Fatou Gaye, instructrice des arbitres de la FIFA, souhaite rapprocher les entraîneurs et les arbitres
  • Améliorer la communication et sensibiliser les acteurs
  • "Je suis très satisfaite de mes échanges avec les entraîneurs"

Ce n’est pas un secret, les entraîneurs et les arbitres ne sont pas toujours sur la même longueur d’ondes. Leurs désaccords parfois s’expriment ouvertement sur le bord du terrain. Quand les décisions des hommes en noir ne sont pas bien comprises, il arrive que les esprits s’échauffent. Ce n’est toutefois pas une fatalité.

C’est là que Fatou Gaye entre en scène. À l’occasion d’un atelier régional de la FIFA pour les entraîneurs de football féminin*, elle tente de faire passer le message et le point de vue des arbitres auprès des participants. Mais que pensent les entraîneurs du rôle de l’arbitre et que savent-ils vraiment de son travail ?   

"Pour moi, il était important de rapprocher les deux camps. Habituellement, nous avons les arbitres d’un côté et les entraîneurs de l’autre", explique Gaye au micro de FIFA.com. "J’avais envie de profiter de cette occasion pour mettre en avant le travail des arbitres et expliquer aux participants que les hommes en noir sont des gens comme les autres, qu’ils ont une famille et une vie de tous les jours. Je souhaitais qu’ils sachent qu’ils travaillent très dur pour se maintenir au plus haut niveau."

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Pour améliorer la communication entre les deux parties, éviter les malentendus et sensibiliser les entraîneurs aux missions de l’arbitre, Gaye a dû commencer par s’assurer que les connaissances étaient équitablement partagées.   

"Souvent, les entraîneurs ne connaissent pas les dernières évolutions du réglement", souligne la Sénégalaise, elle-même arbitre de formation. "Quand on dirige une équipe, on laisse parfois les émotions prendre le dessus. On entend un coup de sifflet et on ne comprend pas toujours les raisons de l’intervention de l’arbitre. C’est le plus gros problème : les entraîneurs parlent avec leur cœur, mais ils ne connaissent pas forcément le réglement."

"Je pense qu’il faut que les deux parties se rencontrent avant la saison ou au début d’un tournoi. Ça permet d’expliquer les changements de règles, mais aussi de mieux se connaître et d’échanger. L’essentiel, c’est que tout le monde soit sur un pied d’égalité au bout du compte", poursuit Gaye, qui est également instructrice des arbitres de la FIFA.

La clé du succès de l’opération réside donc dans la capacité et la volonté de chacun à se mettre à la place de l’autre et à se familiariser avec un rôle différent.   

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À en juger par la discussion très animée qui a suivi sa présentation, Gaye a touché un point sensible.

"Je suis très satisfaite de mes échanges avec les entraîneurs. On m’a posé beaucoup de questions et j’ai été en mesure de clarifier beaucoup de choses, par exemple par rapport à la faute de main. Parfois, les entraîneurs ne comprennent pas trop les décisions qui sont prises. Il en va de même pour le hors-jeu et la règle de l’avantage."

_* Cet atelier de dix jours en Bretagne réunit des entraîneurs francophones. Plusieurs séminaires éducatifs, des sessions pratiques et l’analyse de matches de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, France 2018 figurent au programme de l’événement. _

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