Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, France 2018

5 août - 24 août

France 2018 - Paraguay

Jessica Martínez, 18 ans et quatrième tournoi majeur

© Getty Images
  • Jessica Martínez, meilleure buteuse des U-20 albirrojas
  • En France, elle disputera sa quatrième Coupe du Monde Féminine
  • "Je ne veux pas me contenter de participer, je veux marquer l’histoire"

En octobre 2013, la Paraguayenne Jessica Martínez avait 14 ans et elle se préparait pour la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Costa Rica 2014. À l’époque, elle déclarait à FIFA.com : "Représenter son pays, c’est le top. Je rêve d’aller encore plus loin".

Quasiment cinq ans plus tard, la jeune fille rigole de bon cœur en repensant à ces propos."C’est clair que j’étais loin d’imaginer qu’à 18 ans, je disputerais ma quatrième Coupe du Monde", reconnaît l’avant-centre au micro de FIFA.com, avant de se rendre en France pour disputer la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA.

Elle a en effet participé à la Coupe du Monde Féminine U-20, Canada 2014 et à la Coupe du Monde Féminine U-17, Jordanie 2016. Lors de ces quatre compétitions, elle a terminé meilleure buteuse paraguayenne des qualifications. "Je suis fière de cet accomplissement. J’ai réussi à conserver mon niveau, mais aussi à progresser. Et j’ai encore beaucoup de chemin devant moi !", annonce-t-elle.

À ses débuts, elle racontait qu’elle avait commencé à taper dans le ballon avec ses deux frères, qu’elle pensait que sa mère ne la soutiendrait pas – elle se trompait sur ce point – et que les préjugés la rendaient encore plus forte.

Aujourd’hui, en regardant dans le rétroviseur, elle se voit bien différente qu’à cette époque. "J’ai changé à tous les niveaux. Physiquement, humainement et mentalement, ce n’est plus la même Jessica. En France, je ne veux pas me contenter de participer, je veux écrire l’histoire avec le Paraguay."

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France 2018 : calendrier des matches

Son parcours jusqu’ici

"En 2014, je découvrais tout"

  • Championnat d’Amérique du Sud U-17 : 6 buts en 7 matches (deuxième meilleure buteuse)
  • Coupe du Monde Féminine U-17 : 0 but en 3 matches

"On a vécu une expérience incroyable au Costa Rica, mais les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Personnellement, j’ai remarqué le déficit physique. Je me suis rendue compte qu’il me manquait beaucoup de choses pour être compétitive à ce niveau."

  • Championnat d’Amérique du Sud U-20 : 5 buts en 7 matches (deuxième meilleure buteuse)​
  • Coupe du Monde Féminine U-20 : 0 but en 3 matches

"Au Canada, j’ai vraiment ressenti la différence physique : toutes les joueuses étaient très grandes, très puissantes et elles mettaient davantage d’intensité. J’étais mieux armée pour encaisser les chocs en raison de ce que j’avais connu en U-17. Mais j’ai quand même eu beaucoup de mal."

"En 2016, j’ai tenu mon rôle"

  • Championnat d’Amérique du Sud U-17 : 10 buts en 7 matches (deuxième meilleure buteuse)​
  • Coupe du Monde Féminine U-17 : 0 but en 3 matches

"C’était super de nous qualifier pour la Jordanie car on ne s’était pas qualifiées en U-20."

"À ce moment-là, je jouais en première à Olimpia. Je me sentais plus mûre, je prenais de meilleures décisions. En plus j’avais un autre rôle : parler et aider les nouvelles joueuses, qui composaient la majorité de l’effectif. J’étais capitaine et j’ai appris à me comporter en leader."

"Au niveau footballistique, je dribblais davantage, mais je ressentais encore un fossé physique. L’expérience de la Jordanie m’a été précieuse pour la Copa Libertadores, que nous avons gagnée cette année-là avec le Sportivo Limpeño."

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"2018, ça devrait être notre année"

  • Championnat d’Amérique du Sud U-20 : 7 buts en 7 matches (troisième meilleure buteuse)

"Le fait de jouer avec Santos dans un championnat brésilien très compétitif m’a aidé à engranger de l’expérience. Physiquement, je suis prête comme jamais. Je vais en avoir besoin car j’ai compris que comme toutes les autres joueuses, je vais devoir à la fois défendre et attaquer."

"Cela fait partie de mes plus grandes évolutions. Avant, j’étais plus individualiste. Aujourd’hui, je suis une meilleure coéquipière, j’ai compris que je devais jouer collectif. C’est le seul moyen de faire une bonne Coupe du Monde."

"Tactiquement, on est plus flexibles. Avant, on jouait toujours en 4-4-2. Aujourd’hui, on peut passer en 4-3-3 ou en 4-1-3-2. L’objectif, c’est de passer le premier tour et d’aller plus loin."

"Dans notre groupe, il y a l’Espagne, les États-Unis et le Japon. C’est difficile, mais pas impossible. On a confiance."

"Je sais que je n’ai pas marqué de buts en Coupe du Monde, j’en mets trop dans les Championnats d’Amérique du Sud ! Aujourd’hui, je suis plus patiente, je crois que je vais ouvrir mon compteur en France."

Une femme aux commandes

À France 2018, la sélection féminine paraguayenne sera pour la première fois dirigée par une femme dans une Coupe du Monde. Cet honneur revient à Epifania Benítez.

"C’est une source d’inspiration. Cela incitera d’autres femmes à passer leurs diplômes d’entraîneur, surtout celles qui voudront rester dans le milieu du football quand elles arrêteront leur carrière", estime Martínez. "D’un point de vue personnel, ça m’apporte une confiance différente. Il y a des choses dont il est plus facile de parler avec une femme. C’est une question d’ondes", conclut-elle.

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