Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Japon 2012

Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Japon 2012

19 août - 8 septembre

Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA 2012

Un moral de championnes

TOKYO, JAPAN - SEPTEMBER 08:  The USA team celebrates with the trophy after  winning the FIFA U-20 W
© Getty Images

Aucune défaite, 15 buts marqués, aucun encaissé et une large victoire au premier tour contre son adversaire du jour : telle était la carte de visite de l'Allemagne au coup d'envoi de son match contre les États-Unis, ce 8 septembre 2012 en finale de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA 2012. Les Européennes avaient donc un avantage psychologique énorme, mais au final, ce sont les Américaines qui ont montré une force mentale surprenante pour remporter leur troisième titre dans l'épreuve.

Si l'on fait un bref retour dans le temps, cette défaite 3:0 contre l'Allemagne dans la phase de groupes a été un tournant pour les États-Unis par rapport à la suite du tournoi et principalement à la finale, qui a pris ainsi des airs de revanche. "Les choses ont changé après ce premier match : nous avons appris une leçon, mais nous n'avons pas baissé les bras, car nous savions qu'une nouvelle compétition commençait à partir de ce moment-là", analyse au micro de FIFA.com l'attaquante Maya Hayes, meilleur buteuse américaine avec quatre réalisations. "Le début irrégulier, la défaite… Nous avons su utiliser tout ça en notre faveur. Ça nous a permis de monter en puissance."

Progresser ou s'en aller
Cette expérience négative a été particulièrement utile au moment d'entamer les choses sérieuses, mais les États-Unis ont orchestré le changement eux-mêmes. Pour cela même, les entraînements avant le match avaient une importance presque secondaire. Le plus important, c'étaient les conversations constantes entre les joueuses et l'encadrement technique.

"Le principal changement n'est pas venu durant les entraînements ou les matches. C'est sur le plan psychologique que la différence s'est faite", explique Kealia Ohai, auteure du but du titre (1:0). "Nous étions toutes d'accord que cette défaite, concédée de cette manière, nous avait aidées à grandir sur ce plan-là. La question était simple : ou bien nous progressions pour avoir toutes nos chances jusqu'à la fin ou alors nous pouvions dire adieu à la compétition. Ça nous a définitivement aidées à mieux jouer."

Pour rester dans le domaine psychologique, rien de mieux que de prendre le jeu à son compte contre une équipe apparemment imbattable pour essayer de créer un peu de pression. Pour Crystal Dunn, passeuse décisive sur le but d'Ohai, l'ouverture du score américaine a été l'un des moments décisifs de la finale. "Au coup d'envoi, nous savions que les Allemandes n'avaient jamais été menées depuis le début de la compétition. Elles ne connaissaient pas ce genre de pression. Notre but a complètement changé la donne, car il les a placées dans une situation inédite pour elles. En plus, nous avons marqué au meilleur moment", ajoute-t-elle en référence à sa passe décisive juse avant la pause.

Le meilleur pour la fin
La polyvalente Dunn, au contraire de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA en 2008, où elle avait terminé vice-championne, peut aujourd'hui montrer fièrement sa médaille d'or. Elle a été une nouvelle fois décisive, comme elle l'avait été en quart de finale contre la RDP Corée. À cette occasion, elle avait déployé une activité débordante et adressé le centre décisif sur le but de Chioma Ubogagu.
En finale, la latérale droite a encore créé l'action amenant le but, cette fois en dribblant une adversaire, avant de centrer au milieu de la surface. À la réception se trouvait Ohai, une attaquante qui évolue normalement en position d'ailier.

Mais comme cela avait été le cas lors de la demi-finale, Ohai n'a pas hésité à s'aventurer au centre aujourd'hui. "Le meilleur est venu en dernier. Je ne marque pas souvent car j'évolue plus sur les côtés. Mais quand je vais dans l'axe, je peux me créer des occasions. Quand j'ai vu Crystal dribbler, j'ai compris qu'elle allait centrer. J'ai anticipé et je me suis retrouvée en bonne position."

Le but d'Ohai a tranquillisé les Américaines et rendu les Allemandes plus fébriles. Plus rien ne sera marqué jusqu'au coup de sifflet final, qui a libéré les protégées de Steve Swanson. Sur le terrain, le tour d'honneur a été précédé d'une nage au milieu des confettis dorés et juste après dans le vestiaire, les chants vibrants s'entendaient de loin. "La célébration a été excellente, inoubliable. Nous avons enfin pu respirer après ce match très tendu", explique Dunn.

"Je pense que tout le monde pouvait voir sur nos visages à quel point nous étions heureuses", ajoute Hayes. "Nous avons chanté, dansé, toutes ensemble, comme une équipe. C'est ce qui est bien dans ce groupe. J'espère que le vol retour, qui durera 12 heures, sera pareil et qu'on fera longtemps la fête." Elle peut durer au moins deux ans, jusqu'au coup d'envoi de la prochaine édition.

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