Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, France 2018

05 - 24 août

Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA

Olivieri veut marquer les esprits

© Getty Images

Au Canada, le compte à rebours menant à la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA est enclenché. L'excitation entourant ce tournoi U-20 est compréhensible dans la mesure où le Canada l'a déjà organisé à une reprise, en 2002, où près de 48 000 spectateurs avaient assisté assister à la défaite des locales en finale face aux États-Unis. Parmi tous ceux et celles qui ont profité de ce formidable succès populaire, on retrouve notamment Andrew Olivieri, ancien gardien international aujourd'hui à la tête des U-20 canadiennes.

S'il est conscient qu'égaler la performance de Christine Sinclair et ses partenaires sera compliqué, Olivieri est sûr que son pays est capable d'organiser une plus belle fête qu'il y a 12 ans. "La situation est très différente aujourd'hui. Les gens sont au courant depuis longtemps et les attentes ont grandi", reconnaît-il. "La médaille de bronze remportée par nos joueuses aux Jeux Olympiques a augmenté l'attention et l'intérêt portés à ce sport. Je sens déjà l'excitation monter à travers le pays, mais je ne sais pas si les filles en sont conscientes", s'interroge-t-il, la plupart d'entre elles évoluant dans des universités américaines. "Je pense qu'il faudra attendre juin ou juillet, quand nous serons dans la dernière ligne droite, pour qu'elles réalisent à quel point cette Coupe du Monde sera fantastique."

En tant que pays hôte, le Canada est également la seule nation à ne pas avoir dû en passer par une campagne de qualifications, à l'inverse des 15 autres sélections participantes. "Nous n'avons pas pu disputer de matches de compétition alors qu'ils sont très importants, surtout pour des jeunes joueuses. Nous avons donc dû nous adapter", confie-t-il au micro de FIFA.com. "Nous avons essayé d'organiser des rencontres amicales vraiment difficiles, contre des adversaires plus forts que ceux que nous aurions affrontés en qualifications."

Objectif ambitieux mais réalisable
Le niveau réel de l'équipe n'est pas la seule incertitude à laquelle le sélectionneur doit faire face. Depuis la finale de 2002, les *Canucks *présentent un bilan pour le moins famélique dans la compétition, un élément qu'Olivieri prend bien sûr en compte au moment d'afficher ses ambitions. "Nous n'avons jamais passé la phase de groupes à ce niveau depuis 2002, donc affirmer aujourd'hui que nous voulons atteindre les demi-finales ou la finale serait un peu présomptueux", admet-il. "Remporter un quart de finale est un objectif ambitieux, mais je suis persuadé qu'il est réalisable. Notre but dans ces catégories d'âge n'est pas de remporter des tournois, mais de préparer nos jeunes pousses à passer à l'échelon supérieur. Il n'en demeure pas moins que bien jouer, gagner des matches et passer des tours dans des compétitions telles que celles-ci est très formateur et qu'il ne faut donc pas les négliger."

À l'occasion du dernier stage de préparation, Olivieri a ainsi fait appel à Rhian Wilkinson, l'un des piliers de l'équipe nationale, afin qu'elle l'assiste pendant les entraînements et qu'elle transmette son vécu à la nouvelle génération, qui affrontera le Ghana, la Finlande et la RDP Corée. "Pour le développement des joueuses, c'est un tirage fantastique", estime Olivieri. "Affronter trois équipes si différentes, aux cultures si distinctes, ce sera un apprentissage formidable ! Nous avons hâte d'y être. Nous sentons aussi qu'il s'agit d'une étape importante en vue de la Coupe du Monde 2015. Nous voulons donc faire en sorte que le Canada marque les esprits, sur et en dehors du terrain."

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