Largement dominateurs d’un Costa Rica éreinté, les Magyars ont du passer par la séance des tirs au but pour prendre la troisième place d’Égypte 2009.

Sous la chaleur étouffante du Caire, le match démarrait sur un faux rythme et une domination magyar, entrecoupée de quelques tentatives hors cadre du Costa Rica.

Il fallait donc attendre les 45 minutes suivantes pour assister aux premières actions dangereuses.

Roland Varga trouvait ainsi les gants d’Esteban Alvarado sur une frappe limpide du gauche à ras de terre (54’). Vladimir Koman débordait pour trouver Krisztián Németh en retrait. Encore un réflexe d’Alvardo (72’). Frappe enroulée d’Andras Gosztonyi et c’était une nouvelle claquette (78’). Et quand le portier costaricain ne pouvait rien face à la tentative à bout portant d’Andras Simon, son poteau gauche venait à la rescousse (79’).

Être dominés, les Centraméricains adorent. Une nouvelle fois ils allaient le prouver quand sur une contre-attaque Marcos Ureña recevait un ballon à l’entrée de la surface, éliminait un défenseur d’un crochet extérieur, avant de placer une frappe croisée imparable pour Péter Gulácsi (0:1, 81’).

Stupeur dans les tribunes. La Hongrie semblait avoir tout fait pour mériter cette troisième place. Alors les Européens jetaient leurs dernières forces dans la bataille.

Après une première tête dangereuse de Simon (87’), Németh était repris irrégulièrement par José Mena. Penalty logique transformé par Koman (1:1, 90’+1).

On devait donc en passer par la fatidique séance des tirs au but. Et comme face à la République tchèque en huitièmes de finale, Gulácsi était exceptionnel, arrêtant trois tentatives et offrant aux siens une victoire amplement méritée.