Ney Franco, sélectionneur du Brésil
Ce fut pour moi personnellement une expérience énorme de participer à ce tournoi. Nous nous sommes sentis à la maison, que ce soit à Baranquilla, Pereira ou Bogota. L’organisation a été parfaite. Quant au match lui-même, nous savions que ce serait difficile et que le Portugal ne ser présenterait pas là en victime. Ce fut très difficile et intéressant. Même quand nous avons été menés, nous avons réussi à repasser devant et inscrire trois buts à une équipe qui n’en avait encaissé aucun. Je suis très heureux qu’Henrique ait remporté le trophée, mais je suis surpris qu’Oscar n’ait pas été élu meilleur joueur de la compétition. Nous avons toujours suivi la même tactique, et cela a fonctionné, à savoir adopter un profil plus physique en première mi-temps et faire la différence grâce à des joueurs techniques en deuxième. Nous avons connu une baisse de rythme, mais c’est normal quand on dispute sept matches dans une Coupe du Monde. Ce cinquième titre est une belle conquête pour notre pays, et nous rejoignons la sélection A.

Ilidio Vale, sélectionneur du Portugal
Il faut féliciter les joueurs portugais parce qu’ils ont fait une Coupe du Monde brillante. Mon équipe n’était pas favorite, mais n’a eu peur dans aucun match. La condition physique a conditionné le résultat du match. J’avais trois joueurs très fatigués, mais j’aurais du en sortir d’autres. Ce fut un beau match entre deux excellentes équipes, les meilleures du tournoi, avec un beau vainqueur. Ce fut un match très intense, une vraie finale. Jouer en altitude ne m’a pas paru particulièrement gênant. D’ailleurs, en prolongation, nous avons eu une énorme occasion et durant le temps réglementaire, plusieurs occasions de gagner. Mais nous n’avons pas été capables de conclure. Le Brésil aussi a semblé souffrir physiquement. Nous avons affiché encore une fois une bonne organisation défensive, mais nous avons aussi prouvé que nous savions attaquer. Ce tournoi a permis de révéler plusieurs joueurs portugais, comme Mika, Danilo ou Nelson Oliveira. C’est la preuve que le Portugal a de bons talents pour le futur.