Ce 3 août 2011 à Armenia pour le match Arabie Saoudite - Guatemala, c’était le déluge. Des trombes d’eau se sont abattues sur le terrain du Centenario mais ont eu la bonne idée de s’arrêter 30 minutes avant le coup d’envoi. Pour laisser la place au déluge d’attaques saoudiennes…

Ever Almeida, le sélectionneur guatémaltèque, a changé cinq joueurs dont son portier par rapport au premier match. Visiblement, les automatismes ont pris un coup. Ibrahim Alibrahim passé en profondeur pour Yahya Dagriri, mais Roberto Padilla, le nouveau gardien du temple des Chapines sort bien (7’). Une action qui va faire beaucoup de petites sœurs.

Comme lorsque Maan Khodary lance Dagiri dans le dos de la défense des Centraméricains complètement perdue. Le buteur d’Al Ittihad gagne tranquillement son duel (1:0, 17’). Le même duel se reproduit encore, mais cette fois le dernier rempart de Communicaciones l’emporte (23’).

Hors-jeu de poussin
La communication qui précisément semble faire grand défaut à l’arrière-garde guatémaltèque, qui joue le hors-jeu comme une équipe de poussins. Le deuxième but arrive comme une évidence. Saleh Alqumayzi s’échappe à droite, centre au premier poteau, Yasir Alfahmi devance Padilla et marque (2:0, 27’).

Alfahmi, qui du coup prend confiance, et frappe fort des 20 mètres. Le gardien du Guatemala touche suffisamment le ballon pour le détourner sur le poteau (33’). Les Chapines n’y sont pas du tout. C’est un miracle que Salem Aldawsari, servi par un Dagriri encore une fois lancé seul derrière les défenseurs, rate la cible (39’). Devinez la dernière occasion saoudienne de la mi-temps ? Dagiri est mis sur orbite une fois de plus mais Padilla sauve les meubles (44’).

On se dit que la deuxième période ne peut pas être pire pour la formation de la zone CONCACAF. Eh bien si. Une énième tentative de prendre Dagiri au piège du hors-jeu échoue. Le rapide ailier, à gauche, sert Mohammed Amfatil qui, seul en pleine surface, aligne le pauvre portier guatémaltèque (3:0, 58’).

Le dribble du poteau
Il faut au moins quatre mains pour compter les occasions des Saoudiens, qui s’amusent au milieu d’une défense pour le moins fantomatique. Yasir Alshahrani dribble quelques poteaux sur l’aile gauche, repique et d’une quinzaine de mettre envoie un boulet dans la lucarne du seul joueur guatémaltèque qui semble avoir touché le cuir (4:0, 66’)… Son calvaire n’est pas terminé. Au sortir d’une belle accélération, Ibrahim Alibrahim décoche une jolie frappe croisée, c’est but (5:0, 83’) et Salem Aldawsari complète le tableau (6:0, 89'). 

Avec cette victoire, les Fils du Désert sont déjà qualifiés pour les huitièmes de finale, une première depuis un long moment. Les Guatémaltèques ne sont pas mathématiquement à la maison mais les espoirs sont minces.