Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Nouvelle-Zélande 2015

30 mai - 20 juin

Coupe du Monde U-20 de la FIFA 2015

Le football néo-zélandais à l’unisson

© Getty Images

Un mois seulement sépare désormais la Nouvelle-Zélande du plus grand tournoi de football jamais organisé dans le pays. La Coupe du Monde U-20 de la FIFA, qui a révélé aux yeux de la planète des joueurs comme Maradona ou Messi, se rapproche à grands pas et l’excitation monte parmi les grands noms du football néo-zélandais.

Plusieurs d’entre eux sont ambassadeurs officiels de la compétition, qu’ils attendent tous avec une impatience non dissimulée. Pour Wynton Rufer, joueur océanien du siècle, l’occasion est trop belle pour la laisser passer. "C’est une chance incroyable de pouvoir accueillir un tournoi comme celui-ci", s’enthousiasme l’ancien joueur du Werder Brême, qui a conduit les All Whites à leur première Coupe du Monde de la FIFA™ en 1982. "Je suis rentré en Nouvelle-Zélande grâce à la FIFA et à l’organisation de la Coupe du Monde U-17, en 1999. J’ai toujours voulu m’impliquer dans ce genre d’événements. Il suffit de voir la qualité des équipes qualifiées et le nom de toutes les stars passées par cette compétition pour réaliser l’ampleur de ce que nous allons vivre."

Ivan Vicelich sait mieux que quiconque à quel point ces rendez-vous peuvent être particuliers. Le joueur de 38 ans a participé à pas moins de neuf phases finales internationales. Fort de son expérience en Afrique du Sud en 2010, de trois Coupes des Confédérations de la FIFA et de cinq Coupes du Monde des Clubs de la FIFA, il sait très bien ce qui attend le pays le mois prochain.

"C’est énorme", confie le vainqueur du Ballon de Bronze adidas de la dernière Coupe du Monde des Clubs. "J’ai entendu dire que 117 millions de personnes regarderont les matches à la télévision. Il n’y a pas besoin d’en dire plus. Je suis certain que la Nouvelle-Zélande saura se montrer à la hauteur de l’événement. C’est un moment rare pour notre pays. Il y a des chances pour que le prochain Messi soit là. Les gens ont une occasion unique de voir évoluer les futures stars du football mondial."

Ancien coéquipier de David Beckham au Los Angeles Galaxy, Andy Boyens s’y connaît en superstars. Le grand défenseur, également passé par Chivas USA et les New York Red Bulls, estime que ses compatriotes n'ont peut-être pas encore tout à fait conscience du niveau de la compétition à venir. "Je pense que la Nouvelle-Zélande n’a encore jamais rien vu de pareil", assure-t-il. "Les gens ne pourront pas apprécier la qualité de ce tournoi et la ferveur qui l’accompagne avant le début des hostilités."

Opération séduction
Comme Boyens, Mark Paston a assisté à son premier tournoi de la FIFA en tant que spectateur, à l’occasion de la Coupe du Monde U-17 en 1999. Le portier de Wellington Phoenix, qui a gardé depuis les cages néo-zélandaises lors d’Afrique du Sud 2010, conserve un bon souvenir de cette compétition. Il espère voir encore plus de monde derrière les U-20. "La Coupe du Monde U-17 était fantastique et celle-ci devrait être aussi belle, si ce n’est meilleure", espère Paston. "C’est la confirmation des progrès effectués par notre pays dans cette discipline. Lorsque j’ai commencé, il n’y avait que des joueurs amateurs en Nouvelle-Zélande et regardez où nous en sommes aujourd’hui. La Coupe du Monde U-20 peut nous permettre de franchir un nouveau cap. Des gens qui n’ont jamais assisté auparavant à un match de football vont peut-être avoir le coup de foudre."

Son ancien coéquipier en club et en sélection, Ben Sigmund, attend lui aussi des retombées importantes pour le football néo-zélandais. "J’espère que la compétition encouragera les jeunes à jouer plus longtemps", explique le défenseur central, qui a participé à la Coupe du Monde U-17 1997 en Égypte. "Beaucoup abandonnent le football une fois qu’ils rentrent au lycée. C’est un vrai problème, mais les choses devraient pouvoir changer."

Aaron Scotta porté les couleurs de la Nouvelle-Zélande lors des Jeux Olympiques 2008 et de la Coupe des Confédérations 2009. Selon lui, l’opération séduction devrait être facilitée par la spontanéité souvent observée dans cette tranche d’âge. "Les joueurs U-20 ne jouent pas avec la même prudence, le même instinct défensif et la même organisation que leurs aînés. Ils ont toujours une petite part de folie", relève le joueur de 28 ans. "Je pense que l’on verra des équipes imprévisibles, très portées vers l’attaque."

La notion de spectacle est en effet primordiale aux yeux de Mike McGarry. Sélectionné à 54 reprises sous le maillot des All Whites, ce dernier est en charge de l’organisation dans la plus méridionale des sept villes hôtes de la compétition, Dunedin. "Nous avons souhaité que le prix des places soit suffisamment abordable pour permettre à des familles d’aller ensemble au stade", souligne-t-il. "L’objectif est que les plus jeunes puissent assister à de beaux matches de football et que les meilleures équipes aillent jusqu’au bout. Puisse la Nouvelle-Zélande être l’une d’entre elles !"

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