Coupe du Monde U-20 de la FIFA, République de Corée 2017

Coupe du Monde U-20 de la FIFA, République de Corée 2017

20 mai - 11 juin

Coupe du Monde U-20 de la FIFA 2017

L’héritage de Ronaldo en Coupe du Monde U-20

(l-r) Ronaldo Lucena of Venezuela, Ronaldo Wilkins of Vanuatu, Ronaldo Chacon and Ronaldo Pena of Venezuela pose
© Getty Images

Tous ceux qui ont vécu les années 1990 se souviennent de l’avènement de Ronaldo Nazario Lima, le Fenomeno. Certaines répercussions de cette époque sont encore visibles aujourd’hui à la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, République de Corée 2017.

"Après la Coupe du Monde, Ronaldo est devenu le joueur préféré de mon père", explique à FIFA.com l’attaquant du Vanuatu Ronaldo Wilkins. "Mon père était fan du Brésil", ajoute le Vénézuélien Ronaldo Chacón. "Le mien suivait tous ses faits et gestes quand il était au FC Barcelone", souligne le Mexicain Ronaldo Cisneros. "Mon père est dingue de foot, il a joué à Portuguesa et il a toujours adoré les stars", pointe le Vénézuélien Ronaldo Peña."Le mien jouait aussi à Portuguesa et il n’était fan ni du Brésil, ni du Barça, mais Ronaldo l’a beaucoup marqué", raconte Ronaldo Lucena.

Rien que cinq Ronaldo dans l’épreuve, tous dans le Groupe C. Tous nommés en l’hommage du joueur qui a épaté la planète. Hasard ou pas, quatre d’entre eux sont attaquants et visionnent régulièrement ses vidéos, pour le plaisir ou encore pour analyser un joueur qu’ils n’ont quasiment pas pu suivre en direct. Lucena, milieu de terrain élégant, ne les regarde plus comme avant, quand il jouait sur le couloir, mais elles sont restées gravées dans sa mémoire.

"Ronaldo, le 'gros', pour moi c’est une référence". Ne voyez pas de moquerie dans l’allusion à l’embonpoint du champion du monde de la part de Peña, le puissant buteur du Venezuela. Il n’y a que de l’amour, d’où cette tendance à évoquer au présent un joueur qui a raccroché il y a presque sept ans et qu’il a commencé à vénérer via les magazines que lui achetait son père, avant l’existence de YouTube.

Et Ronaldo Zinedin ?
"C’est un avant-centre ultra-doué, je n’ai jamais vu rien de tel. J’adore la façon dont il se libère du marquage. Il lui suffit d’un dribble pour effacer trois joueurs. Et puis il a une puissance phénoménale. On essaie de copier ce genre de choses pour s’améliorer", dit-il. "Je n’ai pas pu le voir jouer en personne, mais j’ai toujours regardé ses mouvements, la facilité avec laquelle il effaçait ses adversaires", souligne Chacón. Lucena se souvient également "de sa tendance à dribbler les gardiens".

Wilkins l’admire tellement qu’il en a fait son miroir, lui qui a "très envie de s’améliorer" et qui a entendu jadis que porter son nom pouvait être un avantage. "Au Vanuatu, tout le monde l’adore. À six ans, je me suis rendu compte que ce prénom pouvait m’aider parce que tout le monde allait me connaître". Cisneros n’a aucun doute concernant le Brésilien : "S’il ne s’était pas blessé, il serait devenu le meilleur de l’histoire. Cette explosivité qu’il avait, ce sens du but...".

Ce joueur est le nouvel exemple d’un phénomène assez fréquent au Mexique. Après la Coupe du Monde 1970, il y avait eu une mode des Edson et des Jair, référence à Pelé et Jairzinho, qui avaient brillé en terres aztèques. Après 1986, ce sont les Diego qui étaient légion, clin d’œil à Maradona. Au centre de formation de Santos Laguna, il est un cas encore plus emblématique, avec un garçon de 14 ans prénommé Ronaldo Zinedin. Mais il n’est pas en Corée comme les cinq autres. Il faudra donc attendre une prochaine Coupe du Monde pour en savoir plus sur lui un article !

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