Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Colombie 2011

Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Colombie 2011

29 juillet - 20 août

Coupe du Monde U-20 de la FIFA 2011

Marinovic, expérimenté mais pas trop

Goalkeeper Stefan Marinovic, from New Zealand, in action against Cameroon during the U-20 FIFA World Cup
© Getty Images

En Coupe du Monde U-20 de la FIFA, quand on évoque un joueur expérimenté, on peut faire référence à deux choses. Soit il s’agit d’un footballeur qui a déjà fait sa place dans un championnat de premier ordre et qui est habitué à disputer des derbies nationaux, soit d’un joueur moins chevronné mais qui sait prendre ses responsabilités sur le terrain. Le gardien Stefan Marinovic remplit les deux critères et il aborde l’épreuve colombienne dans la peau de l’un des tauliers de l’équipe néo-zélandaise.

Marinovic n’a pourtant pas suivi un parcours spécialement rutilant, mais au sein d’un groupe composé de joueurs cantonnés au championnat local, un tel CV peut s’avérer un atout. "Jouer en Europe, même dans la troisième division allemande, c’est une vraie expérience pour moi. Cela m’a mis en confiance pour l’avenir", explique à *FIFA.com *l'ancien pensionnaire du modeste Wehen. Les Camerounais, leurs adversaires de samedi dernier, peuvent en témoigner.

Impeccable sur sa ligne, où il a même repoussé un penalty avant de se faire battre au rebond par Christ Mbondi, le portier d'1m90 a passé tout le match à replacer la défense avec le capitaine Nick Branch. "Le gardien doit être un leader naturel. Il doit être capable de faire passer des messages parce qu’il voit le match selon un angle différent", signale-t-il. "Moi, je le fais dès que possible et ça me réjouit de voir mes coéquipiers répondre à mes ordres. C’est en jouant à l’étranger que j’ai appris à avoir un œil critique et les autres joueurs acceptent volontiers mes consignes."

Le public dans la poche
Si le gardien a réussi à imposer sa voix au sein de l’équipe, c’est grâce à son expérience et sa forte personnalité. Lors de l’entrée en lice de la Nouvelle-Zélande, Marinovic a su interagir avec les supporters en demandant leur soutien. À la fin du choc, il a également fait partie de ceux qui ont remercié le public de Cali à l’aide d’une banderole, un geste dont ils espèrent bien tirer un certain profit.

"Nous avions prévu de faire le tour du terrain avec cette banderole, mais en cas de défaite, ça aurait été une autre histoire. Le match nul nous a rendus euphoriques et on a tenu à honorer les supporters, qui ont été vraiment merveilleux", explique-t-il. "En plus, c’est toujours utile d’avoir le public derrière soi. Regardez ce qui s’est passé avec la Colombie, qui était menée par la France et qui a fini par s’imposer 4:1 grâce au soutien de ses fans. Je pense que notre banderole a pu leur plaire et qu’ils risquent de nous encourager contre l'Uruguay, qui est un rival régional", conclut-il, dans un éclat de rire.

S'il a eu le temps d’élaborer des tactiques pour se mettre le public de Cali dans la poche, Marinovic a également vécu cette entrée en matière comme une nouvelle expérience. Habitué qu’il est aux joutes de la troisième division allemande, il n’avait jamais évolué dans un stade aussi garni. Ses coéquipiers non plus, à vrai dire. D’où le trac qui a paralysé certains et qui devrait s’estomper au fil des journées.

Expérimenté ? Oui, mais…
"C’était la première fois que je jouais devant 35 000 personnes et j’avoue que j’ai pris du plaisir. Au sein de l’équipe, je pense qu’ils n’étaient qu'un ou deux à avoir vécu la même chose en Coupe du Monde U-17. La majorité n’avait jamais joué dans un stade de plus de 10 000 places, donc vous pouvez imaginer dans quel état émotionnel on était", raconte-t-il. "Il y avait un peu de trac, c’est indéniable. Mais ce ne devrait plus être le cas pour le prochain match. Le groupe est très ouvert et le duel contre l’Uruguay sera sans doute décisif", ajoute-t-il.

S’il fait la preuve d’une belle confiance en soi lorsqu’il replace ses coéquipiers ou qu’il agite les foules, Marinovic conserve des habitudes de débutant. En Colombie, c'est le seul membre de l’équipe à avoir fait venir sa famille dans l'hôtel où la délégation néo-zélandaise est installée. "Ils m’ont beaucoup aidé depuis le début de ma carrière et ils voulaient être à mes côtés", confie-t-il dans un sourire gêné. Mais la façon dont il occupe son temps libre n’intéresse guère les Kiwis, qui se contentent de profiter de sa vaste expérience.

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