Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Egypte 2009

24 septembre - 16 octobre

Coupe du Monde U-20 de la FIFA 2009

La Seleção entre de bonnes mains

© Getty Images

7m32 de large pour 2m44 de haut. Telles sont les dimensions de toutes les cages dans le football professionnel. Pourtant, certaines semblent beaucoup plus grandes que d'autres. Déjà ingrat par essence, le poste de gardien suppose en effet une responsabilité encore plus importante dans certaines équipes.

C'est ainsi que le but brésilien, de par sa "dimension" hors du commun, ne peut être confié au premier venu. Par conséquent, lorsqu'un portier s'illustre en Seleção, il ne tarde pas à accéder à la reconnaissance. Cela semble être le cas de Rafael, gardien des cages les plus hermétiques de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Égypte 2009. Le dernier rempart *auriverde *constituera l'un des piliers défensifs de son équipe lors de la finale contre le Ghana.

"Il ne faut pas exagérer", nuance le jeune numéro un au micro de FIFA.com. "Ma contribution a été aussi importante que celle des autres. Dans cette équipe, nous sommes tous très unis, nous ne faisons pas ce genre de distinctions. Un jour, un joueur va être décisif et un autre, ce sera son coéquipier. Tout le monde participe à chacune des victoires, comme ç'a encore été le cas contre le Costa Rica", estime ce portier élastique accusant 1m91 sous la toise.

Comme TaffarelLe jeune homme ne veut pas tirer la couverture à lui et c'est tout à son honneur. Pourtant, il avait déjà montré toute l'étendue de son talent contre l'Allemagne, surtout quand le Brésil était mené 1:0. Grâce à trois ou quatre interventions décisives, il a permis aux siens de rester à portée de fusil. La suite, nous la connaissons. Face aux Ticos, Rafael s'est de nouveau avéré très précieux, cette fois pour maintenir le score à 0:0. Le plus difficile, il le reconnaît, a été de repousser le coup franc de Guzmán. "La frappe était très puissante, avec une bonne trajectoire. J'ai tout juste eu le temps de plonger et de mettre ma main en opposition", se souvient-il.

Rafael Pires Monteiro, puisque tel est son nom complet, est né le 23 juin 1989 à Coronel Fabriciano, ville de plus de 100 000 habitants située à 180 kilomètres de Belo Horizonte, capitale de l'État du Minas Gerais. Il a donc fait ses classes chez les jeunes de Cruzeiro, où il a intégré l'équipe première, même s'il n'a pas encore été lancé dans le grand bain.

Comment un jeune garçon s'oriente-t-il vers le poste de gardien dans un pays comme le Brésil ? "Ma mère raconte toujours que quand j'avais quatre ans, je répétais parfois que je voulais devenir comme Taffarel", raconte-t-il dans un sourire. Pourtant, son modèle à ce poste n'est pas le portier champion du monde à États-Unis 1994 et finaliste à France 1998. "Mes idoles sont Julio César et Gomes. J'ai un peu le même style qu'eux, peut-être parce qu'ils ont tous deux été formés à Cruzeiro", indique-t-il.

Je fais confiance à mon équipe pour tout donner sur le terrain afin d'atteindre l'objectif que nous nous sommes fixé en arrivant en Égypte

Malgré son jeune âge, Rafael mesure déjà la responsabilité qui pèse sur les épaules du gardien de la Seleçao. "C'est difficile de jouer avec la sélection brésilienne, car il faut toujours être le meilleur du monde. En cas de saute de concentration, la moindre erreur devient flagrante".

Avant d'évoquer la finale contre le Ghana, le gardien s'accorde quelques instants pour savourer le moment présent. "Je suis heureux d'être en Égypte, sur le point de disputer la finale d'une Coupe du Monde. C'est un rêve qui se réalise". Il se penche ensuite sur l'adversaire. "C'est une grande équipe, avec des joueurs rapides. Elle a une excellente attaque et elle mérite autant que nous de disputer ce match décisif. Je crois qu'il va y avoir un grand match. Ça ne m'étonnerait pas que ce soit serré. Peut-être que je vais avoir du boulot !", s'exclame-t-il.

Pour connaître les dangereux attaquants africains, Rafael s'est appuyé sur son entraîneur, Rogério Lourenço. "Le professeur nous donne toujours des informations en plus à propos de nos adversaires pour que nous soyons au courant de leurs qualités et de leurs défauts quand nous entrons sur le terrain". Cela dit, il préfère se concentrer sur ses coéquipiers. "Je fais confiance à mon équipe pour tout donner sur le terrain afin d'atteindre l'objectif que nous nous sommes fixé en arrivant en Égypte : nous avons les atouts nécessaires pour être champions".

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