Football féminin

Lilly, quarante ans de records 

Kristine Lilly of USA celebrates after scoring during the Womens World Cup 2007 Quarter Final match between the USA and England 
© Getty Images
  • Kristine Lilly est entrée dans l'histoire il y a dix ans
  • Première joueuse à avoir représenté son pays au cours de quatre décennies différentes
  • Lilly se replonge dans ses souvenirs pour FIFA.com

Kristine Lilly est une légende vivante. Internationale la plus capée de l'histoire du football masculin et féminin (354), elle est en outre devenue, le 28 mars 2010, la première joueuse à représenter son pays au cours de quatre décennies différentes.

FIFA.com a rencontré Lilly, qui a accepté de partager ses souvenirs les plus marquants de ces quarante années.

Kristine Lilly of the U.S. Women's National Team

1980-1989

"Mon souvenir le plus fort date, bien sûr, de 1987. C'est l'année de mon entrée en sélection. J'ai joué mon premier match en Chine et j'ai aussi inscrit un but à cette occasion. Beaucoup de premières, donc. J'étais jeune, j'avais le trac et je me sentais très mal à l'aise. Mais quand j'ai marqué, je me suis dit que j'avais peut-être trouvé ma place. C'est un moment qui est resté gravé dans ma mémoire. Nous avons disputé deux rencontres en Chine, où nous avons affronté l'équipe nationale et un club. La Coupe du Monde n'était pas encore à l'ordre du jour et il s'agissait d'un déplacement sans enjeu, mais c'était ma première tournée avec la sélection."

1990-1999

"Je ne crois pas pouvoir m'en tenir qu'à un seul souvenir. La première Coupe du Monde Féminine aux États-Unis et l'introduction du football féminin aux Jeux Olympiques ont été des événements monumentaux pour notre sport. Participer à ces deux tournois et les remporter a été une expérience incroyable. En 1991, la Coupe du Monde est passée inaperçue, mais en 1996, même si le football féminin n'était pas très médiatisé, le monde a commencé à s'y intéresser.

C'est le tremplin qui a conduit à l'inoubliable année 1999 ! 1991, 1996 et 1999 ont été extraordinaires, oublions les autres décennies ! Nous avons connu un revers en 1995, mais c'est à peu près tout. La décennie 1990 a vu les États-Unis accueillir et gagner la Coupe du Monde, coiffer deux couronnes mondiales et décrocher une médaille d'or, tandis que le football féminin est sorti de l'ombre pour commencer à prendre son essor. Et je n'avais que 28 ans à la fin de ces dix années magiques !"

Forward Kristine Lilly #13 of USA dribbles the ball against Faye White of England during the quarter final of the Women's World Cup 2007 at Tianjin Olympic Center Stadium
© Getty Images

2000-2009

"Nous avons entamé cette décennie par une défaite aux Jeux Olympiques de Sydney. C'est probablement l'un des échecs les plus douloureux de ma carrière. J'en souffre encore aujourd'hui. La Norvège nous a vaincues en prolongation sur but en or. En 2003, la Coupe du Monde devait se tenir en Chine, mais a finalement eu lieu chez nous à cause de l'épidémie de SRAS. Nous avons échoué, tout comme en 2007, où l'épreuve s'est déroulée en Chine. Après la décennie 1990, les années 2000 nous ont fait l'effet d'une douche froide.

Mais nous avons continué à prendre part aux Jeux Olympiques et aux Coupes du Monde, et nous avons continué à progresser. C'est au cours de cette décennie que j'ai honoré mes 200ème et 300ème capes, qui restent mes meilleurs souvenirs de cette période. Tout le monde voulait me voir atteindre la barre des 400, mais je savais que je n'y arriverais pas. Ma 300ème sélection a été un moment de pur bonheur. J'ai réalisé que je jouais depuis déjà longtemps, mais que j'avais aussi beaucoup contribué à nos progrès et à notre réussite."

2010-2019

"J'ai été impliquée par intermittence pendant une petite année. Après avoir eu mon premier enfant, j'ai repris le football et j'ai joué dans le championnat américain. Je n'ai pas été convoquée tout de suite et j'ai pensé que c'était fini. Puis Pia Sundhage m'a contactée pour m'inviter à un stage. J'ai accepté, bien sûr. L'âge et le nombre d'années passées en sélection importent peu : quand on est appelé, on ressent toujours la même fierté et on ne peut refuser."

Explorer le sujet

Articles recommandés

A reunion for the FIFA Women's World Cup 1999™ champions of the United States

France 2019 - #LaGrandeFinale

Les pionnières fières de leurs héritières

07 juil. 2019

Lilly : "Il y avait peu de femmes à qui je pouvais m’identifier"

Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2019™

Lilly : "Il y avait peu de femmes à qui je pouvais...

18 mars 2019