Football Féminin - Équateur

Lima doit montrer la voie à l'Équateur

Emily Lima, new coach of Ecuador, next to her assistants Felipe Souza y Camila Lim
  • La Brésilo-Portugaise Emily Lima à la tête de l'Équateur
  • Sa mission : qualifier la Tri pour sa deuxième Coupe du Monde Féminine
  • Elle espère aussi développer les catégories de jeunes pour assurer l'avenir de la sélection

Fraîchement nommée à la tête de l'Équateur, Emily Lima n’a pu contenir ses larmes lors de sa présentation officielle, après la diffusion d’un message vidéo émouvant que lui a adressé son frère. "Cette passion m’a été transmise par mon frère et mon père. Dès mes premiers matches en tant que professionnelle, à l’âge de 17 ans, j’ai su que le football ferait partie intégrante de ma vie. C’est pour cette raison et pour la confiance qui m’a été accordée par l’Équateur que j’ai accepté ce poste", confie la Brésilo-Portugaise au micro de FIFA.com.

Ancienne milieu de terrain dans plusieurs clubs au Brésil, au Portugal, en Espagne et en Italie, puis naturalisée portugaise, elle a porté le maillot de la Selecção das Quinas jusqu’à sa retraite en 2009. Deux ans plus tard, Lima est retournée dans son pays natal pour entamer une carrière d’entraîneur. En 2016, elle est devenue la première femme à prendre les commandes de la Seleçao féminine.

Malgré les éloges de Marta, Cristiane ou encore Formiga, Lima a quitté ses fonctions au bout de 11 mois seulement. Elle a ensuite obtenu d’excellents résultats avec Santos, aussi bien dans le championnat brésilien qu’en Copa Libertadores. À 39 ans, elle aborde ce qu’elle considère comme son plus grand défi : qualifier l’Équateur pour une deuxième Coupe du Monde Féminine de la FIFA™, après une participation historique lors de Canada 2015.

Emily, pourquoi avez-vous accepté ce poste de sélectionneuse ?

J’ai été séduite par le projet dans son ensemble. Au-delà de mes fonctions avec le groupe senior, je travaillerai également avec les jeunes et ferai partie de la Commission du football féminin. Pendant deux mois, j’ai étudié le football équatorien et le changement voulu par la Fédération équatorienne de football me plaît énormément. La fédération ne m’a pas appelée en me disant : "C’est vous que nous voulons." Le but était de trouver la personne idéale pour ce projet. Au début, nous étions 20 candidats, puis dix, puis trois. Non seulement nous avons parlé de football, mais nous avons également abordé l’aspect humain et les idées.

Au Brésil, vous disposiez d’un important vivier de joueuses. Qu’en est-il en Équateur ?

Je travaille avec le groupe U-17, qui se prépare pour le Championnat Féminin de la CONMEBOL. J’y ai retrouvé une qualité technique comparable. Au Brésil, les filles sont plus précoces. Elles commencent plus tôt et sont donc mieux préparées au même âge. C’est quelque chose que nous souhaitons changer. Mais je suis convaincue que cet effectif équatorien peut se qualifier pour Inde 2020. C’est une question de confiance en soi.

Quelle est votre analyse de la sélection senior, qui s’est classée dernière de la Copa América 2018 ?

Nous devons travailler dur et redonner confiance aux joueuses, car ces résultats les ont grandement fragilisées sur le plan mental. Il faut aller de l’avant. Si je regarde en arrière, c’est uniquement pour prendre en compte certains éléments qui m’aideront dans ma mission. Nous avons trois ans pour nous qualifier pour la Coupe du Monde. Il faut faire table rase du passé, saisir cette nouvelle opportunité et tout mettre en œuvre pour réussir.

Comment allez-vous gérer cette lourde responsabilité et quel style de jeu envisagez-vous ?

Il y a beaucoup d’attentes, j’ai été sollicitée pour obtenir des résultats. Nous devrons faire preuve d’une grande rigueur non seulement avec la sélection senior, mais aussi vis-à-vis du football féminin dans son ensemble. Nous ne tenterons pas l’impossible. Nous avancerons petit à petit pour atteindre notre objectif dans trois ans. J’aime les phases de jeu construites, avec et sans le ballon. Je souhaite que mes joueuses se projettent vers l’avant et recherchent la profondeur, tout en restant attentives lors des transitions. Sur le plan défensif, je veux des guerrières.

En combien de temps pensez-vous pouvoir y parvenir ?

Je suis encore dans une phase de découverte des joueuses. C’est une étape indispensable. Je privilégie toujours un jeu court et constamment tourné vers l’attaque, ce qui implique un changement d’état d’esprit de la part des joueuses. Ce sera l’un de mes plus grands défis.

Croyez-vous en une participation à la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2023™ ?

Oui. Il faut être ambitieux dans son travail, dans son envie de gagner et de se qualifier. Je sais que ce sera difficile, mais je suis persuadée que nous formerons une équipe solide, qui donnera beaucoup de fil à retordre à ses adversaires. Cette qualification sera le fruit de trois ans de travail sans relâche.

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