Football Féminin - Belgique

Wullaert, la Flame de l'espoir

Tessa Wullaert pictured during a qualification match between Belgium and Lithuania
© imago images
  • Tessa Wullaert est la capitaine de la Belgique
  • Elle et les Reds Flames se préparent pour la Coupe de l’Algarve
  • L'objectif : bien préparer les prochaines échéances

Il y a 15 mois, la Belgique a vu ses rêves d’une qualification historique pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™ partir en fumée, face à la Suisse.Frustrées, les Red Flames ont eu conscience de laisser filer une occasion en or d’accéder à la plus prestigieuse des compétitions.

Mais la capitaine Tessa Wullaert assure que son équipe a progressé depuis cet échec."Nous étions très déçues", confie Wullaert au micro de FIFA.com. "Mais pendant toute une année, nous avons joué des matches sans enjeu. C’était l’occasion d’essayer de nouvelles choses. Avec le recul, ça nous a servi." Aujourd’hui, les Belges espèrent fêter leur deuxième qualification consécutive pour l'UEFA EURO féminin. Mais un obstacle de taille se dresse sur leur route : la Suisse...

Pour l'heure, l'optimisme est de mise. Depuis leur défaite en barrages pour France 2019, les Red Flames n’ont perdu qu’une fois, contre les futures championnes du monde américaines. Elles ont fait mouche à 31 reprises lors de leurs 12 autres sorties. À défaut d’avoir été du rendez-vous mondial, elles occupent le 17ème rang du Classement mondial féminin FIFA/Coca-Cola, soit la meilleure performance de leur histoire.

Wullaert en chiffres

  • Meilleure buteuse de l’histoire des Red Flames avec 42 réalisations
  • A remporté trois des quatre dernières éditions du Soulier d’Or belge, dont la dernière en date
  • A décroché au moins un titre national par an sur les sept dernières saisons

Les Belges ont pu passer du temps avec un psychologue du sport et resserrer les liens au sein du groupe. Alors que s’ouvre une période de six semaines très chargée, l’équipe nationale a pu aborder ses premiers matches de l’année dans les meilleures dispositions.

"Normalement, nous participons à la Coupe de Chypre. À ce niveau, nous avons généralement la maîtrise de la possession. Mais en avril, contre la Suisse, ce sera certainement du 50-50. C’est la raison pour laquelle nous voulions disputer la Coupe de l’Algarve. Nous avions besoin de nous confronter à des adversaires de haut niveau" explique Wullaert. "Nous en avons parlé avec le sélectionneur, Ives Serneels. En tant que capitaine, je dialogue régulièrement avec lui. Il était déjà là à mes débuts. Notre relation a connu des hauts et des bas, mais il lui arrive parfois de m’écouter !", ajoute-t-elle en plaisantant.

Des débuts tonitruants

En poste depuis neuf ans, Serneels n’occupait le banc de touche que depuis six mois au moment de lancer la jeune Wullaert, 17 ans à l’époque, dans le grand bain international. "Je me sentais prête", assure celle qui, ce jour-là, a justifié la confiance de son entraîneur en signant le but de la victoire sur la Russie. "J’ai joué au niveau régional avec les garçons. On n’avait encore jamais vu ça, je crois. Moi, j’étais là pour m’amuser et donner le meilleur de moi-même. Je ne m’imaginais pas devenir joueuse professionnelle un jour ; je ne savais même pas que ça existait."

La confiance à défaut d'assurance

Six ans après ses débuts chez les Red Flames, Wullaert a marqué plus de buts que n’importe quelle autre Belge, un record établi à l’occasion d’un match contre la Russie. "Franchement, je ne savais pas que c’était un record", confie l'intéressée. "Quand on me l’a annoncé, je me suis dit : ‘Wow ! Je n’ai que 23 ans. Qu’est-ce qu’elles faisaient, les filles, avant moi ?’ J’ai trouvé ça bizarre mais, d’un autre côté, j’étais bien contente."

La buteuse de Manchester City est en revanche un peu déçue de n’avoir ajouté que 16 unités à son compteur au cours des quatre années suivantes. "Quand j’ai commencé, j’étais une attaquante obsédée par le but adversaire. Aujourd’hui, mon jeu a évolué. Mais si on ajoute mes passes décisives à mes buts, le bilan est beaucoup plus flatteur", insiste Wullaert, qui évolue désormais légèrement en retrait de l’attaque, mais se rappelle régulièrement au bon souvenir des gardiennes adverses, surtout dans les grands matches.

Cela tombe bien : tous les participants de la Coupe de l’Algarve figurent dans le Top 31 mondial. Face à des adversaires du calibre de l’Allemagne ou de la Suède, Wullaert et son équipe espèrent gagner en respectabilité. "Nous manquons encore d’assurance dans les matches importants. Il faut davantage prendre le jeu à notre compte", poursuit-elle avant de conclure : "Si nous sommes en confiance au moment d’affronter la Suisse, nous pouvons gagner. J’en suis certaine."

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