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Shipanga fait du bien au football namibien

(FIFA.com)
Namibia’s women’s national football team coach Jacqueline Shipanga at the Home of FIFA in Zurich
© FIFA.com
  • Jacqueline Shipanga, instructrice de la FIFA, a participé à l’atelier des cadres techniques de la FIFA à Doha
  • Elle a fait le déplacement pour rendre compte de l’évolution du football féminin dans son pays
  • Shipanga souhaite voir la Namibie mieux représentée dans les compétitions internationales seniors

Au début des années 80, les habitants d’Okahandja croisaient régulièrement la petite Jacqueline Shipanga une raquette à la main, en quête d’adversaires. Elle a toutefois eu bien du mal à s’adonner à sa première passion, les courts de tennis étant réservés à une petite élite. Heureusement, les quatre frères de Jacqueline ont découvert, de leur côté, un sport tout aussi enthousiasmant et à l’équipement beaucoup moins onéreux. Très vite, la petite sœur a rejoint le mouvement.

Si Shipanga aime autant le football aujourd’hui, c’est aussi parce qu’il est facile d’accès. "Le football est un sport qui peut être pratiqué par tout le monde, les riches comme les pauvres", observe-t-elle au micro de FIFA.com. "C’est un sport qui ne nécessite qu’un ballon et qui peut réunir les filles et les garçons, surtout au niveau du football de base."

Ancienne capitaine puis sélectionneuse de l’équipe de Namibie féminine, Shipanga a d'abord obtenu le diplôme du FIFA Master et préside aujourd’hui le département du football féminin de la Fédération namibienne de football. C'est à ce titre qu'elle a participé au récent atelier des cadres techniques de la FIFA à Doha.

À l’heure du bilan, Shipanga se dit satisfaite des résultats obtenus dans les catégories de jeunes. Grâce au programme NFA Galz and Goals lancé en 2009, le football est devenu le sport numéro un chez les jeunes Namibiennes.

Des chiffres prometteurs :

  • Le programme a touché 20 000 jeunes filles
  • Douze championnats régionaux pour les catégories allant des U-13 aux U-17 ont été lancés
  • Un championnat national est organisé chaque année

Shipanga souligne cependant qu’il reste une marge de progression importante chez les adultes. Faute de compétitions régulières, les joueuses n’ont pas la possibilité de se produire tout au long de l’année. Créé en 2012, le championnat national féminin n’existe plus depuis trois ans. Quant aux rencontres internationales, elles restent rares. "Une jeune fille de 16 ans dispute deux matches de qualification pour la Coupe du Monde Féminine U-17. Si son équipe est éliminée, elle n’aura plus l’occasion d’être sélectionnée avant deux ou trois ans. Il lui faudra attendre les préliminaires de la Coupe du Monde Féminine U-20", explique Shipanga, aui regrette que ce calendrier clairsemé ne suffise pas à accompagner le développement des joueuses vers le plus haut niveau.

Elle se réjouit de voir la FIFA montrer l’exemple et soutenir ses associations membres à travers des initiatives comme l’atelier de Doha ou le programme Forward de la FIFA, afin de renforcer le rôle des femmes et du footall féminin. "Nos joueuses ne se sont pas contentées de faire carrière dans le football ; elles sont aussi devenues des femmes épanouies", précise-t-elle, non sans fierté.

Shipanga a également pu constater que les échanges d’idées et de pratiques pouvaient aider les associations membres. "Des pays comme la Gambie, la Zambie ou le Zimbabwe, que j’ai visités dans le cadre des programmes de développement de la FIFA, se sont qualifiés pour une Coupe du Monde ou les Jeux Olympiques dans les deux ou trois ans qui ont suivi", confirme-t-elle.

C’est au cours d’une formation pour les instructeurs de la FIFA, organisée à Madrid, que la Namibienne a rencontré Hope Powell et Betty Wong. Cet événement lui a fait prendre conscience du rôle qu’elle pouvait jouer dans ce processus de développement. Elle sait aujourd’hui qu'il faut des personnalités fortes pour montrer la voie. "J’ai fait du partage des connaissances et des expertises une priorité", confie-t-elle.

Après avoir joué et entraîné, Shipanga forme aujourd’hui des techniciens en les faisant profiter de son expérience. Elle s’est donné pour mission d’accélérer le développement du football en Namibie. "Il ne faut pas être fiers de ce que nous faisons pour nous-mêmes, mais de ce que nous faisons pour les autres", conclut-elle.

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