Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011 ™

Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011 ™

7 juin - 7 juillet

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Le pompon pour le Japon

 Homare Sawa (C) of Japan celebrates
© Getty Images
  • Le Japon 4ème nation de l'histoire à remporter la Coupe du Monde Féminine
  • Les Nadeshiko s'imposen en finale face aux USA au bout du suspense
  • La France termine au pied du podium

De l'enthousiasme, des stades pleins, un football aussi offensif que technique et le sacre d'un nouveau champion : la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2011™ en Allemagne marque incontestablement un tournant dans le développement de la version féminine du beau jeu. Tout porte donc à croire que ce tournoi fera date dans l'histoire de la discipline.

La victoire du Japon aux dépens des États-Unis à l'issue d'une finale riche en émotions et en suspense constitue déjà à elle seule un événement à part. Les Nadeshiko ont pourtant dû patienter jusqu'au terme de l'épreuve des tirs au but avant de pouvoir soulever le trophée dans le ciel de Francfort.

Le jeu d'une grande richesse technique développé par Homare Sawa et ses partenaires a rappelé à ceux qui en doutaient encore que le football féminin est définitivement entré dans une nouvelle ère. En outre, ce triomphe inattendu a permis aux habitants du Pays du Soleil Levant d'oublier pour un temps le tremblement de terre et le tsunami qui les ont frappés trois mis avant.

La victoire d'un football moderne

Après la Norvège (1995), les États-Unis (1991, 1999) et l'Allemagne (2003, 2007), le football féminin consacre son quatrième champion du monde et élève le Japon en tant que ténor de la discipline. "Nous voulions absolument monter sur le podium mais je n'aurais jamais imaginé que nous remporterions la finale. Même dans mes rêves les plus fous, je ne me voyais pas repartir d'Allemagne avec le titre mondial et le Soulier d'or", résume Homare Sawa, désignée par ailleurs Ballon d'or adidas.

Germany v Japan: FIFA Women's World Cup 2011 - Quarter Final
© Getty Images

Allemagne 2011 a également été l'édition de toutes les surprises à commencer par l'élimination de la Norvège dès le premier tour. L'échec de l'Allemagne, pays hôte et grand favori de l'épreuve, au stade des quarts de finale a sonné comme un coup de tonnerre. Sous l'effet du choc, la sortie de piste du Brésil au même stade de la compétition serait presque passée inaperçue. Ce serait oublier un peu vite que Marta et ses coéquipières ont disputé la finale du grand rendez-vous mondial en 2007.

De son côté, la Suède a remporté le match pour la troisième place aux dépens de la France. Si les Scandinaves ont su gagner le cœur des supporters par leur attitude décontractée et leur bonne humeur, les Bleues ont impressionné en développant un football résolument tourné vers l'offensive.

Le spectacle au rendez-vous

Avec leur rage de vaincre coutumière, les Etats-Unis se sont rapidement mis en tête d'ajouter une troisième couronne mondiale à leur palmarès. Mais face au Japon, les Stars and Stripes ont trouvé à qui parler. Au terme d'une finale d'une intensité extraordinaire, les Asiatiques ont confirmé leurs bonnes dispositions du moment. Après avoir écarté l'Allemagne en quart de finale, les Nadeshiko sont revenues par deux fois au score pour l'emporter à l'issue de l'épreuve des tirs au but.

"C'est dur pour nous, car nous étions si près du but… Peut-être que les Japonaises, qui ont beaucoup lutté pour en arriver là, désiraient davantage la victoire. Nous nous consolerons en pensant à la joie et à l'espoir que ce succès ne manquera pas de susciter au Japon", expliquait Abby Wambach au coup de sifflet final. Malgré ce revers, l'attaquante américaine a été l'une des grandes animatrices de la Coupe du Monde Féminine, au même titre que la gardienne Hope Solo.

Les sélections africaines et océaniennes ont quant à elle réalisé d'importants progrès. La Nouvelle-Zélande a ainsi empoché le premier point de son histoire en phase finale de l'épreuve reine version dames. De son côté, Genoveva Añonma a profité de son séjour allemand pour faire étalage de ses formidables qualités sous le maillot de la Guinée équatoriale. En revanche, le Canada a déçu, éliminées dès le premier tour après avoir aligné trois revers consécutif.

Le début d'une nouvelle ère

Après le succès de la Coupe du Monde de la FIFA™ en 2006, l'Allemagne a de nouveau vécu un été fabuleux. En tout, les 32 matches au programme ont attiré 845 711 spectateurs. Le match d'ouverture au stade olympique de Berlin (73 680 spectateurs) et de la finale de Francfort (48 817 spectateurs) ont été disputés à guichets fermés.

La sixième édition de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™ restera marquée par l'euphorie des fans, les visages peints aux couleurs des équipes, les Olas, les chants et la superbe atmosphère qui a régné du début à la fin. Les spectateurs ont assisté à des rencontres souvent serrées et toujours d'un excellent niveau.

Participants

Allemagne, Angleterre, Australie, Brésil, Canada, Colombie, États-Unis, France, Guinée équatoriale, Japon, Mexique, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, RDP Corée, Suède

Classement final

  1. Japon
  2. États-Unis
  3. Suède
  4. France

Sites

Augsbourg, Berlin, Bochum, Dresde, Francfort, Leverkusen, Mönchengladbach, Sinsheim, Wolfsburg

Nombre de buts

86 (soit 2,69 buts par match)

Prix

  • Ballon d'Or adidas : Homare Sawa (Japon)
  • Ballon d'Argent adidas : Abby Wambach (États-Unis)
  • Ballon de Bronze adidas : Hope Solo (États-Unis)
  • Soulier d'Or adidas : Homare Sawa (Japon), 5 buts et 1 passe décisive
  • Soulier d'Argent adidas : Marta (Brésil), 4 buts et 2 passes décisives
  • Soulier de Bronze adidas : Abby Wambach (États-Unis), 4 buts et 1 passe décisive
  • Gant d'Or adidas : Hope Solo (États-Unis)
  • Meilleure Jeune Joueuse Hyundai : Caitlin Foord (Australie)
  • Prix du Fair-play de la FIFA : Japon
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Second tour

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Coupe du Monde Féminine de la FIFA™ - Chronologie