Coupe du Monde de Football Féminin de la FIFA, Etats-Unis 03 ™

Coupe du Monde de Football Féminin de la FIFA, Etats-Unis 03 ™

20 septembre - 12 octobre

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L'Allemagne sur le toit du monde

Deutscher Jubel nach dem Spiel, rechts Nia KUENZER/GER, die das Goldengoal erzielt hat
© Getty Images
  • L'Allemagne décroche sa première couronne
  • Première Coupe du Monde pour deux stars : Marta & Wambach
  • Finale 100% européenne

La Coupe du Monde de Football Féminin de la FIFA, États-Unis 2003 a été l'une des plus enthousiasmantes de l'histoire de l'épreuve. Les Allemandes l'ont emporté aux dépens des Suédoises à l'issue d'une finale haletante, symbole d'une compétition de très haut niveau. La Chine RP, qui organise l'épreuve 2007 après avoir dû laisser sa place à cause du SRAS en 2003, compte bien héberger une compétition tout aussi séduisante.

Changement de programme

Au cours des mois d'avril et de mai 2003, les inquiétudes autour du SRAS avaient mis en péril le déroulement du tournoi en RP Chine. Le 26 mai, afin de respecter le calendrier prévu, la FIFA a eu le regret d'annoncer que la compétition se disputerait finalement aux États-Unis. Ce changement de dernière minute a bien sûr engendré un énorme surplus de pression, qui n'a pas empêché les organisateurs de jouer une partition sans fausse note. Le 20 septembre, les amoureux du football pouvaient tourner les yeux vers les États-Unis avec une seule idée en tête : voir du spectacle.

Et ils n'ont pas été déçus. En plus des Sun Wen, Mia Hamm, Bettina Wiegmann et autres Hege Riise, toutes habituées aux projecteurs, l'épreuve allait mettre en scène de nouvelles sélections, notamment la France, la République de Corée et l'Argentine.

USA pose for photos - Brandi Chastain #6, Briana Scurry #1, Cindy Parloe #12 and Mia Hamm #9
© Getty Images

Nouvelle donne

"L'écart entre les équipes ne cesse de se resserrer. Les sélections réputées comme faibles rattrapent leur retard sur les grandes puissances. Nous devrions assister à beaucoup de surprises lors de cette Coupe du Monde", déclarait le sélectionneur chinois, Ma Liangxing, lors du tirage au sort, corroborant ainsi les propos des experts de la discipline.

Le technicien asiatique ne croyait pas si bien dire... Malgré son talent et son expérience, la RP Chine a en effet succombé aux foudres du Canada en quarts de finale. En s'imposant sur le score de 1-0, les Canucks ont mis fin à une série de 11 défaites face aux Roses d'Acier. Autre victime de ce nivellement : la Norvège. Les championnes olympiques en titre ont été largement battues (4:1) par un Brésil rafraîchissant, finalement éliminé par les Américaines en quarts.

Nia Kuenzer and Martina Mueller celebrate win
© Getty Images

La plus grosse surprise de l'épreuve a sans conteste été la victoire 3-0 de l'Allemagne face aux États-Unis, grandes favorites, en demi-finale. Ce résultat, qui a mis un terme à la domination sans partage des filles à la bannière étoilée, a débouché sur une finale entre la Nationalmannschaft et la Suède. Défaites lors de leur premier match, face aux États-Unis, les Nordiques ont su réagir à temps, pour éliminer le Brésil et le Canada, chaque fois sur le score de 2-1.

Pour la deuxième fois, après Suède 1995, la Coupe du Monde de Football Féminin de la FIFA allait connaître une finale 100 % européenne.

L'Europe en force

Les finales accouchent souvent de matches fermés et tendus. Pas toutes. Celle États-Unis 2003 a été une véritable fête du football féminin et du ballon rond en général. Vitesse, enthousiasme, suspense, technique, football offensif, détermination ; tout était réuni pour que les spectateurs se régalent. Au final, ce sont les championnes d'Europe en titre, les Allemandes, qui ont remporté leur premier titre mondial sur un but en or.

Avant cette victoire sur le fil, quatre des cinq sélections européennes engagées avaient passé le seuil des groupes pour accéder aux quarts de finale. Certes, la Russie et la Norvège se sont arrêtées à ce stade, tandis que la France, malgré une belle bataille, n'a pu s'extirper d'un groupe extrêmement relevé, mais elles ont toutes surpassé les performances des reines d'Asie et d'Afrique, les Nord-Coréennes et les Nigérianes.

Cependant, la réussite du Vieux Continent n'a pas été une pure coïncidence. Depuis l'édition précédente, les cinq formations européennes ont effectué d'énormes progrès techniques, auxquels est venue s'ajouter l'expérience des grands rendez-vous.

Les sept merveilles

Si les joueuses aguerries comme Mia Hamm et Sun Wen se sont encore mises en valeur, de jeunes footballeuses ont réussi à faire parler d'elles :

  • Impressionnante d'efficacité technique dans les moments décisifs, Abby Wambach a été la petite vedette de l'équipe américaine. Son jeu aérien et son harcèlement constant en ont fait l'attaquante la plus redoutée de la sélection locale.
  • Tout juste âgée de 16 ans, la Canadienne Kara Lang en a ébahi plus d'un par sa technique, sa vivacité et son endurance exceptionnelles.
  • La Brésilienne Marta, 17 ans, a également laissé une trace indélébile. Son excellente maîtrise du ballon et son positionnement judicieux lui ont valu les louanges de Ma Liangxing : "Par sa façon de jouer, elle montre la voie que le football doit emprunter".

L'Allemande Kerstin Garefrekes s'est également fait remarquer en marquant quatre fois, tandis que la Suédoise Josefine Oeqvist a claqué le but de la victoire en demi-finales contre le Canada. La Nord-coréenne Jin Pyol-Hui a montré qu'elle faisait partie des meilleures artilleuses u moment et la Russe Elena Danilova, plus jeune joueuse de la compétition, a réussi un admirable exploit personnel contre l'Allemagne en quart de finale.

Abby Wambach advances the ball
© Getty Images

Participants

Allemagne, Argentine, Australie, Brésil, Canada, États-Unis, France, Ghana, Japon, Nigeria, Norvège, RDP Corée, République de Corée, RP Chine, Russie, Suède.

Classement final

  1. Allemagne
  2. Suède
  3. États-Unis
  4. Canada

Sites

Foxboro, Philadelphie, Washington DC, Columbus, Carson, Portland.

Nombre de buts

  • 107 (soit 3,3 par match)

Prix

  • Ballon d'Or adidas : Birgit Prinz (Allemagne)
  • Ballon d'Argent adidas : Victoria Svensson (Suède)
  • Ballon de Bronze adidas : Maren Meinert (Allemagne)
  • Soulier d'Or adidas : Birgit Prinz (Allemagne), 7 buts et 5 passes décisives
  • Soulier d'Argent adidas : Maren Meinert (Allemagne), 4 buts et 7 passes décisives
  • Soulier de Bronze adidas : Katia (Brasil), 4 buts
  • Prix du Fair-play de la FIFA : RP Chine
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Second tour

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