Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

France 2019 - Écosse

Corsie fixe des objectifs mais pas de limites

Rachel Corsie
© imago
  • La capitaine de l’Écosse évoque ses attentes pour la Coupe du Monde
  • Analyse du calendrier des matches de France 2019
  • Le point sur la sélection écossaise, avec notre reporter Aileen Larkin

Cela n’a jamais été un rêve d’enfant, car lorsqu’elle était petite, c’était tout simplement impensable. Pourtant, Rachel Corsie aura l’honneur de porter le brassard de capitaine de l'Écosse qui s’apprête à disputer la première Coupe du Monde Féminine de la FIFA™ de son histoire.

"Après notre qualification, l’intérêt pour la sélection n’a cessé de croître parmi la population. Énormément de gens ont approché mes parents sur leur lieu de travail, pour leur témoigner leur intérêt et partager leur enthousiasme. Nous savons que de nombreux supporters feront le déplacement en France pour nous soutenir", se réjouit la défenseuse. "Notre expérience internationale se limite à notre participation à l’EURO 2017. La Coupe du Monde sera beaucoup plus intense et riche en émotions".

Le 9 juin, dans le stade de Nice, 11 Écossaises marqueront l’histoire de leur pays lors de leurs grands débuts dans l'épreuve mondiale, qui plus est face à leurs voisines et rivales anglaises. "Ce sera un grand match, certainement l’un des plus importants de ma vie", analyse Corsie. "Les deux équipes se connaissent très bien. Bon nombre de nos joueuses évoluent dans le championnat anglais. Ce sera une belle occasion de profiter d’un match au plus haut niveau face à des adversaires qui sont aussi des amies. Il y aura beaucoup d’émotion."

Adversaire 🆚 Date 📆 Lieu 🏟️
Angleterre 🦁 9 juin, 18h00 CET Stade de Nice
Japon 🇯🇵 14 juin, 15h00 CET Roazhon Park, Rennes
Argentine 🇦🇷 19 juin, 21h00 CET Parc des Princes, París

Corsie ne s'imaginait pas disputer un jour une Coupe du Monde, ce qui ne l'a pas empêchée de rêver d'une qualification… mais pour les hommes. Il y a plus de 20 ans, l’Écosse validait son billet pour la phase finale de France 1998. Rachel avait à peine neuf ans. "Je me souviens très bien du match contre le Brésil et du penalty de John Collins", sourit Corsie. "Ça fait bien trop longtemps ! C’est un sentiment extraordinaire de permettre à son pays de revivre une telle expérience", lance-t-elle, non sans une certaine fierté.

De France 1998 à France 2019 🇫🇷

Le chemin a été long et pénible. Bien avant elles, d’autres joueuses, inconnues, ont parcouru les premiers kilomètres. Corsie et ses équipières ont quant à elles disputé le sprint final et décroché leur billet pour le rendez-vous mondial.

La France occupe désormais une place particulière dans l’imaginaire collectif écossais. Et les joueuses de Shelley Kerr ne vont pas se contenter de faire de la figuration, comme le confirme Corsie : "Nous ne voulons pas nous fixer de limites, mais la première étape consiste naturellement à passer la phase de groupes. Je pense sincèrement que nous en sommes capables, même si nous figurons dans un groupe extrêmement difficile aux côtés de l’Angleterre, du Japon et de l’Argentine. Nous pouvons atteindre les huitièmes de finale. C’est un objectif réaliste et nous allons tout faire pour y parvenir."

Quels sont les points forts de la sélection écossaise ? "Nous formons un bloc soudé et nous nous battons toujours les unes pour les autres", assure la capitaine. "Nous avons de très bonnes joueuses. Kim Little est la plus connue. Sa carrière est incroyable, elle est sans doute l’une des meilleures joueuses au monde. Elle mérite vraiment cette reconnaissance. Nous pouvons également compter sur des jeunes qui ont énormément progressé ces dernières années : Erin Cuthbert, Caroline Weir, Fiona Brown, Claire Emslie… Elles évoluent toutes dans des clubs de haut niveau et ça se passe très bien pour elles. Elles s’adaptent parfaitement au style de jeu pratiqué en sélection et sont devenues des atouts majeurs pour l’équipe", ajoute celle qui porte le maillot du club américain de Utah Royals.

Rachel Corsie of Scotland and Geyse Ferreira of Brazil 
© imago

Le saviez-vous ?

  • Corsie possède sa licence d’entraîneur "B" de l’UEFA, tandis que plusieurs de ses équipières sont en train de préparer les examens. "Quand des joueuses de champ maîtrisent le jeu dans ses moindres détails, c’est indéniablement un plus pour l’équipe. Ça nous permet de relayer sur le terrain toutes les informations que nos entraîneurs nous donnent. Nous avons pour mission de transmettre le message aux plus jeunes afin qu’elles comprennent et appliquent les consignes", explique l’Écossaise.

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En tant que capitaine, Corsie doit notamment veiller à ce que les jeunes s’intègrent et puissent exploiter tout leur potentiel sur la pelouse. "C’est vrai, mais le plus important pour moi est d’être toujours prête à évoluer à mon meilleur niveau. Je dois montrer l’exemple. Je dois en outre essayer d’apporter une énergie positive, encourager et motiver mes partenaires pour qu’elles donnent le meilleur d’elles-mêmes", conclut-elle.

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