Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

Jeux Asiatiques

De l'or pour le Japon

© AFC
  • Le Japon remporte les Jeux Asiatiques pour la deuxième fois
  • La RP Chine atteint la finale pour la première fois depuis 2002
  • Wang Shanshan a marqué neuf buts en un seul match

Vainqueur de la Coupe d’Asie Féminine de l’AFC au mois d’avril dernier, le Japon a confirmé ses bonnes dispositions actuelles en décrochant sa seconde médaille d’or dans le tournoi de football féminin des Jeux Asiatiques. Yuika Sugasawa a inscrit de la tête l’unique but de la finale, à la dernière minute de jeu. Il n’en fallait pas davantage pour battre la RP Chine à Palembang (Indonésie) et offrir aux Nadeshiko d’Asako Takakura un titre qu’elles n’avaient plus remporté depuis huit ans.

Depuis leur qualification pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™, les Japonaises n’ont plus qu’une idée en tête : préparer au mieux ce grand rendez-vous. La sélectionneuse a donc souhaité profiter des Jeux Asiatiques pour élargir ses horizons, ce qui explique la présence de plusieurs nouveaux visages au sein du groupe. Cet effectif largement remanié n’a pas empêché le Japon de remporter tous ses matches en Indonésie.

La phase de groupes a rapidement pris des allures de formalité pour les championnes d’Asie en titre, qui ont dominé la Thaïlande (2:0) avant d’étriller le Viêt-Nam 7:0. En quart de finale, les Nadeshiko ont écarté la RDP Corée, tenante du titre (2:1). Elles ont fait subir le même sort à la République de Corée au tour suivant, sur un score identique.

Mais c’est en finale que les Japonaises ont dû relever leur plus sérieux défi, face à une sélection chinoise en nets progrès. Longtemps dominées, elles ont résisté aux assauts adverses en s’appuyant sur leurs qualités traditionnelles : courage et sang-froid. Leurs efforts ont finalement été récompensés en toute fin de rencontre, lorsque Sugasawa a fait basculer la victoire dans le camp nippon.

Malgré ce coup du sort en finale, la RP Chine et son nouveau sélectionneur Jia Xiuquan peuvent s’estimer satisfaits. Les Roses d’Acier n’ont pas encaissé le moindre but au premier tour, signant au passage 25 réalisations face à Hongkong, au Tadjikistan et à la RDP Corée. Elles ont ensuite écrasé la Thaïlande 5:0, avant de s’imposer sur la plus petite des marges devant Chinese Taipei dans le dernier carré.

Dans la revanche de la demi-finale de la dernière Coupe d’Asie Féminine, les Chinoises ont montré un visage bien différent de celui affiché quatre mois plus tôt. En avril, elles s’étaient inclinées 3:1 à l’issue d’une rencontre nettement dominée par le Japon. Cette fois, elles ont réussi à mettre la pression sur leurs adversaires. L’équipe entraînée par Jia a su s’appuyer sur ses qualités physiques et un jeu ambitieux pour aller chercher le ballon très haut dans la moitié de terrain adverse et se procurer les meilleures occasions. Malheureusement pour elle, son manque d’efficacité dans le dernier geste lui sans doute coûté la médaille d’or.

La République de Corée termine quant à elle troisième, grâce notamment aux exploits de Ji Soyun. La milieu de terrain de Chelsea a marqué à quatre reprises sur la route des demi-finales, mais elle n’a pu empêcher son équipe de s’incliner face au Japon. Dans le match pour la troisième place, les Sud-Coréennes ont renoué avec le succès en corrigeant Chinese Taipei 4:0.

Si les trois sélections médaillées se sont rassurées à un an de France 2019, la Thaïlande va devoir tirer quelques enseignements de son séjour en Indonésie. Après avoir tenu l’Australie en échec (2:2) jusqu'au bout de la prolongation en Coupe d’Asie Féminine, l'équipe a bouclé son parcours en Indonésie sur un zéro pointé. Les deux revers face au Japon (2:0) et au Viêt-Nam (3:2) soulèvent quelques interrogations. Au vu de ces résultats décevants, les Thaïlandaises vont devoir redoubler d’efforts, si elles veulent être compétitives en France.

**Les joueuses

**

Yuika Sugasawa termine meilleure buteuse de son équipe, avec quatre réalisations, et s’impose comme la révélation du tournoi. Dotée d'un remarquable instinct de prédatrice, la jeune femme de 27 ans a démontré qu’il faudrait compter avec elle à l’avenir. Profitant du marquage serré auquel Mana Iwabuchi est souvent confrontée, Sugasawa a brillé par sa vivacité et son sens de la finition.

À 23 ans, Wang Shuang est, quant à elle, présentée comme l’avenir du football féminin chinois. La joueuse, qui vient de rejoindre le Paris Saint-Germain, a parfaitement justifié sa réputation en enchaînant les performances inspirées dans un rôle de meneuse de jeu. Non contente de servir ses coéquipières, elle a elle-même signé six réalisations, ce qui lui vaut d’occuper la deuxième place du classement des buteuses.

La stat

 12 - Comme le nombre de buts inscrits par la Chinoise Wang Shanshan, meilleure réalisatrice du tournoi. Entrée en seconde mi-temps, elle a notamment frappé à neuf reprises contre le Tadjikistan. Sans surprise, cette performance exceptionnelle est restée inégalée.

Entendu...

"Nous avons saisi notre chance [et nous avons gagné la finale] face à une excellente équipe. Les Chinoises ont énormément progressé et elles nous ont posé de gros problèmes tout au long du match. Mais nos joueuses ont su faire le dos rond. Nous avons bien défendu. Nous avons fait en sorte qu’elles ne puissent pas convertir leurs occasions. Maintenant, nous allons continuer à travailler pour atteindre nos objectifs" - Asako Takakura, sélectionneuse du Japon

Explorer le sujet

Articles recommandés