Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

France 2019 - Cameroun

Enganamouit, une Lionne dans le moteur

© Getty Images
  • Gaëlle Enganamouit a brillé à Canada 2015
  • Elle espère que le Cameroun fera mieux en 2019
  • Elle ouvre une académie de football à Yaoundé

En juin prochain, le Cameroun fera sa deuxième apparition en Coupe du Monde de la FIFA, quatre ans après son remarquable parcours au Canada dont Gaëlle Enganamouit fut un élément moteur.

“J’étais très fière de participer à cette Coupe du Monde parce que c'était une première. C'est le rêve pour tout footballeur. Ç’a été positif pour le Cameroun, pour l'Afrique en général et pour moi en particulier“, souligne Enganamouit au micro de FIFA.com.

Pour fêter leur entrée dans la cour des grands, les Lionnes Indomptables avaient dévoré l’Équateur 6-0 et la classe de cette jeune attaquante à la crinière blonde avait éclaté au grand jour avec un triplé, la veille de ses 23 ans. “C’était idéal pour nous de débuter la compétition ainsi. Ça nous a donné de l'élan pour la suite“, se souvient celle qui été élue Joueuse africaine de l’année quelques mois plus tard.

Parcours à Canada 2015

Groupe C
Cameroun 6-0 Équateur
Japon 2-1 Cameroun
Suisse 1-2 Cameroun

Huitième de finale
RP Chine 1-0 Cameroun

© Getty Images

"Nous étions satisfaites d'avoir pu faire 2-1 contre le Japon au match suivant", poursuit la Camerounaise. "Vue la différence au classement mondial entre les deux équipes, personne ne s'y attendait. La Suisse aussi est loin devant le Cameroun dans la hiérarchie mais nous avons réussi à la vaincre. Nous étions déçues d'être éliminées par la Chine parce que nous voulions aller plus loin, mais il y avait tout de même une grande fierté d'arriver en huitième de finale pour notre première participation à l’épreuve“.

Questions/réponses

  • Son modèle : "Samuel Eto'o, c'est la classe. Il m'a beaucoup inspirée. Aujourd'hui, je suis souvent en contact avec lui et il me donne des conseils."
  • Une joueuse qui l'inspire : "Marta m'a inspirée quand j'étais petite. J'ai eu la chance de jouer dans le même club qu'elle (FC Rosengård en Suède)"
  • Son arme fatale : "C'est la foi et la détermination. C'est ce qui me permet de ne jamais avoir peur, de me dire que je vais arriver à passer un défenseur et d'y parvenir"
  • Son exercice préféré à l'entraînement : "Travailler devant le but, bien sûr. Le jeu de tête, les frappes…"
  • Ce qu'elle aime le moins : "Courir sans ballon (rires)"
  • Passe-temps préféré : "J'aime la mode et écouter de la musique. J'écoute des groupes camerounais et français."

Une autre histoire en France

Les Lionnes savent que l’effet de surprise marchera forcément moins bien quatre ans après. “Nous serons attendues et tout le monde voudra nous battre. Nous devrons devra être au top physiquement et tactiquement. Nous voulons faire mieux ou au moins aussi bien qu'il y a quatre ans. J'espère que notre préparation commencera le plus tôt possible, car l'exigence de résultat sera là de toute façon. Et si nous ne sommes pas performantes, les supporters jugeront sans chercher à connaître les raisons“.

Faire mieux qu’au Canada signifierait rejoindre le Nigeria, seule équipe africaine à avoir atteint les quarts de finale (1999) de l'histoire de la compétition. Un tel exploit confirmerait la montée en gamme des Camerounaises, prétendantes de plus en plus sérieuses au trône d'Afrique, qui ont bien failli destituer les reines nigérianes en demi-finale de la CAN Féminine 2018.

"Nous avons eu la satisfaction de dominer tout le match. Elles ont tout de même gagné grâce à leur expérience qui leur a permis de bien gérer les situations difficiles. Ça ne voulait pas rentrer. On aurait pu jouer pendant deux semaines, le score n'aurait pas changé (rires). Nous devons encore progresser sur le côté mental et psychologique", constate Enganamouit, sur qui le Cameroun peut compter encore de nombreuses années pour explorer de nouveaux sommets.

Le saviez-vous ?

Début janvier, Gaelle Enganamouit a ouvert une académie de football féminin, la Rails Football Academy, à Yaoundé. "L'objectif est de détecter des jeunes filles dans tout le pays et de les former avec toutes les infrastructures et le matériel dont elles ont besoin pour progresser dans de bonnes conditions. Il y aura une école pour qu'elles puissent étudier sur place", explique-t-elle. "Moi je n'ai pas pu avoir tout ça quand j'étais jeune. J'ai appris à jouer avec des garçons. C'est important que les femmes aient leur propre espace et soient plus présentes parmi les formateurs et les dirigeants".

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