Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

Football Féminin

Ri Hyang Ok prolonge le plaisir avec un sifflet

Referee Ri Ok Hyang 
© Getty Images
  • En tant que joueuse, Ri Hyang Ok a disputé deux Coupes du Monde Féminines de la FIFA™
  • Une fois les crampons raccrochés, elle a décidé de devenir arbitre
  • "Ce qu’on vit en tant que joueuse et en tant qu’arbitre est assez proche", estime-t-elle

Disputer une Coupe du Monde de la FIFA reste le rêve de toute personne passionnée de football. Pour Ri Hyang Ok, ce rêve est devenu réalité à plusieurs reprises, dans des rôles différents. Elle a disputé deux éditions de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™ avec la RDP Corée : États-Unis 1999 et 2003. 

Elle a dû faire ses valises à l’issue de la phase de groupes à chaque fois, mais son aventure mondiale était pas encore terminée. Douze ans plus tard, la Nord-Coréenne était de retour pour la phase finale au Canada... dans le costume d'arbitre.

"En tant que joueuse, je n’ai jamais eu la chance de rester jusqu'à la finale. J’avais très envie de vivre une autre Coupe du Monde. Je me suis demandé comment faire", raconte l’ancienne internationale au micro de FIFA.com. La réponse s’est imposée comme une évidence. "En 1999 et 2003, j’avais été surprise de voir des arbitres féminines. C’était très inhabituel ; jusque-là, je n’avais connu que des arbitres masculins. Je les ai observées pendant les matches et je me suis mise à réfléchir. J’avais envie de marcher sur leurs traces et de devenir comme elles. C’est ainsi que je suis devenue arbitre FIFA."

Au Canada, Ri a dirigé quatre rencontres, dont le huitième de finale entre l’Allemagne et la Suède, ainsi que le match pour la troisième place à l’issue duquel la Mannschaft s’est inclinée face à l’Angleterre.

L’expérience accumulée dans chacun de ces deux rôles se révèle, au final, assez similaire. "Ce qu’on vit en tant que joueuse et en tant qu’arbitre est assez proche. On se retrouve dans un grand stade, sur le terrain, et on est entourée par les joueuses, les arbitres, les entraîneurs, tous les officiels et, bien entendu, de nombreux spectateurs", décrit-elle. "Évidemment, il y a aussi des différences. La joueuse que j’étais se devait d’étudier son adversaire. En tant qu’arbitre, on me demande de comprendre les deux équipes. Si j’étais restée joueuse, j’apprendrais encore des choses sur le terrain ou dans des salles de classe. J’apprends tout le temps et partout."

Le jeu en lui-même a beaucoup évolué au fil des ans. Il est devenu plus rapide, plus physique et plus direct. Ces changements n’ont en rien entamé sa motivation. "Quand j’étais joueuse et que je me trouvais dans un stade, j’étais au comble du bonheur. Je me sentais bien et mon esprit était totalement libéré. En tant qu’arbitre, je partage les émotions et l’excitation des joueuses autour de moi", confie-t-elle.

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