Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

France 2019 - Italie

Un cap franchi pour Giacinti et l'Italie

© imago
  • Plusieurs clubs historiques en Italie s'intéressent désormais au football féminin
  • Giacinti évolue à l'AC Milan, qui a remplacé Brescia
  • Pour l'attaquante, la première participation de l'Italie à la Coupe du Monde depuis 20 ans est déjà une réussite

Cela fait 20 ans que l'Italie n'a plus participé à la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™. Mais après avoir terminé première de son groupe devant une Belgique pourtant efficace, la sélection dirigée par Milena Bertolini aborde le rendez-vous mondial de juin prochain en France avec une confiance au beau fixe.

L'Italie n'est cependant pas dépourvue d'expérience sur la scène internationale. Elle s'est ainsi qualifiée à ce jour pour toutes les éditions sauf une de l'UEFA EURO féminin. Mais cela n'enlève rien au fait que deux décennies d'absence dans l'épreuve mondiale, cela fait beaucoup.

Aujourd'hui, étant donné le nombre croissant de clubs professionnels en Serie A, la sélection nationale suscite plus d'attention… et d'attentes. Ces dernières reposent notamment sur un groupe de joueuses talentueuses, auquel appartient l'attaquante Valentina Giacinti.

Pensionnaire de l'AC Milan, la joueuse de 25 ans a vécu de l'intérieur l'évolution de la mentalité des clubs historiques de la péninsule par rapport au football féminin. Outre Milan, des institutions comme la Juventus, l'AS Rome et la Fiorentina investissent elles aussi une partie de leurs ressources dans leurs équipes féminines. L'Inter Milan, qui vient de remporter le championnat d'Italie U-19, fait lui aussi de nouveau partie de l'élite après avoir terminé premier de la Serie B cette saison.

Professionnalisation et passion

Pour Giacinti, cela constitue une étape positive pour le football féminin dans son pays. "Il est très important d'avoir des clubs professionnels, car cela nous permet de nous entraîner tous les jours, ce qui n'était pas le cas auparavant", explique-t-elle. "Nous avons maintenant accès à des physiothérapeutes, des docteurs et des terrains d'entraînement. Nous nous entraînons le matin et non plus le soir, ce qui est bien mieux pour la récupération. Tout cela a permis au football féminin de franchir un cap en Italie."

Ces progrès se traduisent aussi par une nette augmentation de la fréquentation des stades. Récemment, le record d'affluence pour un match de football féminin en Italie a été battu, grâce aux 39 000 spectateurs qui ont assisté à la confrontation entre la Juventus et la Fiorentina, pour le compte de la Serie A.

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L'espoir est désormais que cet intérêt croissant gagne l'équipe nationale, qui se prépare à relever un défi de taille dans un groupe qui s'annonce coriace à France 2019 face aux Brésiliennes, aux Australiennes et aux Jamaïcaines.

Dans la forme de sa vie

Pour Giacinti, tout cela constituera une nouvelle expérience attrayante. "Cela fait de nombreuses années que l'Italie n'a plus participé à la Coupe du Monde. Pour être tout à fait franche, je n'ai même aucune idée de ce que ça fait de jouer en Coupe du Monde puisque la dernière fois que mon pays s'est qualifié, j'avais cinq ans", admet-elle. "Cela dit, c'est une formidable de sensation de savoir que nous allons y être et j'ai toujours du mal à croire que nous avons réussi à nous qualifier. Il y a beaucoup d'attentes et d'enthousiasme. Je suis impatiente d'y être."

Sur le plan personnel, Giacinti est dans la forme de sa vie. Avec 21 réalisations en Serie A, elle pointe aujourd'hui en tête du classement des buteuses. Elle a également inscrit 6 buts en équipe nationale. Elle espère bien sûr améliorer ce chiffre en France et emmener son pays le plus loin possible dans le tournoi.

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