Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2019™

Homare Sawa (JPN)

© Getty Images

Homare Sawa

Née le 6 septembre 1978 à Tokyo (Japon)

205 sélections (83 buts)

La joueuse
165 centimètres. Voilà tout ce qu’il manquait au Japon pour basculer dans une autre dimension. Ces 165 centimètres sont ceux qu’affiche la toise au-dessus de la tête d’Homare Sawa, l’ancienne milieu de terrain, qui a permis aux Nadeshiko de devenir l’une grandes puissances du football féminin.

Elle était même encore moins grande lorsqu’elle a écrit les premières pages de sa légende. On raconte en effet qu’elle n’avait que six ans lorsque, à l’occasion d’un entraînement de son grand frère, l’entraîneur l’invite à entrer sur le terrain pour tenter un tir. Le premier ballon qu’elle a touché s’est transformé en but, le premier d’une longue série…

Seule fille d’une équipe de garçons locale, puis joueuse de première division à 12 ans seulement, Sawa fonce à toute vitesse vers les records. Sa première sélection en 1993, où elle inscrit un quadruplé, ne fait que confirmer l’évidence : Sawa est un phénomène, qui va prendre de l’ampleur année après année, puisque, en plus de son talent naturel, elle a la bonne idée d’être une bête de travail pour chercher sans cesse à s’améliorer. Cette combinaison talent-travail lui permet de gravir tous les échelons jusqu’au plus haut niveau, et de s’y maintenir pendant plus de 20 ans. Elle disputera ainsi six Coupes du Monde Féminines de la FIFA, de 1995 à 2015, et quatre Tournois Olympiques de Football Féminin, entre 1996 et 2012.

Elle connaît son heure de gloire lors du tournoi mondial de 2011 en Allemagne, où le Japon, alors considéré comme un outsider, bat successivement la Mannschaft, la Suède et les États-Unis pour soulever le trophée. Capitaine, Sawa est en état de grâce : Soulier d'Or adidas de la compétition, elle marque à cinq reprises, s'adjugeant également le Ballon d'Or adidas. En égalisant à la 117ème minute de la finale contre les USA, elle permet à son équipe d’atteindre les tirs au but qui tourneront à l’avantage des Asiatiques.

Elle sera encore du voyage à Canada 2015 où, malgré le poids de ses 37 ans, elle passera tout près de défendre son titre mondial, les Nadeshiko s’inclinant en finale contre les Américaines. Devenue une idole au Pays du Soleil Levant, elle annoncera sa retraite quelques mois plus tard, en ayant la satisfaction d’avoir contribué quasiment à elle seule au développement du football féminin japonais.

Le palmarès

  • Coupe du Monde de la FIFA (2011)
  • Joueuse Mondiale de la FIFA (2011)
  • Coupe d’Asie des Nations Féminine de l’AFC (2014)
  • Médaille d’Argent du Tournoi Olympique de Football Féminin (2012)
  • 8 championnats du Japon (1991, 1992, 1993, 2005, 2006, 2007, 2008, 2010)
  • 7 Coupes du Japon (1993, 1997, 2004, 2005, 2007, 2008, 2009)

Les souvenirs
"C'est très difficile de n’en retenir qu’un seul, mais je crois que le meilleur moment de ma carrière a été la victoire à la Coupe du Monde Féminine de la FIFA. Nous avons obtenu ce succès quelques mois après le séisme. Cette catastrophe a fait souffrir beaucoup de monde. Nous n'avons fait que remporter une compétition de football, mais beaucoup de gens nous ont dit que notre victoire leur avait donné de l'espoir et du courage pour aller de l'avant. Ça m'a procuré beaucoup de joie d'offrir cette sensation à mes compatriotes." A propos du meilleur moment de sa carrière

"C’est ma cinquième Coupe du Monde et je n’avais rien fait de particulier lors des quatre précédentes éditions,  je suis par conséquent très contente du résultat. Cela fait 18 ans que je porte ce maillot. J’ai dû m’armer de patience. Le football féminin japonais a traversé des moments difficiles, donc c’est un vrai soulagement. Mais j’ai vraiment du mal à y croire !" Après la finale d’Allemagne 2011

"C'était comme dans un rêve. Jamais une joueuse asiatique n'avait été sacrée auparavant. De ce point de vue, c'était un grand honneur. Certaines joueuses ne remportent ce prix qu'une fois dans leur carrière ; les autres doivent se contenter d'en rêver. J'étais vraiment très heureuse en apprenant qu'on m'avait désignée meilleure joueuse de la planète" A propos de son titre de Joueuse Mondiale de la FIFA 2011

"Je joue au football depuis longtemps, mais il a fallu attendre notre victoire en Coupe du Monde pour que les choses changent vraiment. D'un seul coup, les projecteurs se sont braqués sur notre discipline. Les médias étaient plus présents que jamais. Il y a quelques années, une femme qui jouait au football suscitait un certain étonnement. Aujourd'hui, on voit des jeunes filles pratiquer leur sport favori un peu partout." A propos de son influence sur le développement du football féminin au Japon

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