Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Canada 2015

Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Canada 2015

Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2015™

L'Amérique du Sud, de l'Equateur au Zénith

Yoreli Rincon, Natalia Gaitan and Daniela Montoya (L-R) of Colombia react after Jessica Landstrom of Sweden (not in the picture) scored her team's first goal during the FIFA Women's World Cup 2011 Group C match between Colombia and Sweden
© Getty Images

Du 11 au 28 septembre, l’Équateur accueille la septième édition de la Copa América féminine, qui s’annonce comme l’une des plus ouvertes depuis la création de la compétition. Cette prévision tient à l’émergence de plusieurs pays de la CONMEBOL dans les dernières compétitions féminines de la FIFA.

Si le Brésil, quintuple champion d’Amérique du Sud, fera encore figure de favori pour le titre, une surprise n’est certainement pas exclue et les candidats ne manquent pas pour les deux billets et demi mis en jeu pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Canada 2015.

Le Groupe A est composé de l’Équateur, de la Colombie, du Venezuela, de l’Uruguay et du Pérou. Le B du Brésil, de l’Argentine, du Paraguay, du Chili et de la Bolivie. Les deux premiers de chaque groupe seront qualifiés pour la phase finale, où ils disputeront un mini-championnat. Le champion et son dauphin composteront leur ticket pour le Canada tandis que le troisième disputera un repêchage face à un représentant de la CONCACAF.

L’équipe sacrée obtiendra également la seule place disponible pour le Tournoi Olympique de Football Féminin, Rio de Janeiro 2016, sauf si le Brésil s’impose, auquel cas le sésame reviendra au deuxième. Les quatre premiers seront qualifiés pour les Jeux Panaméricains 2015. FIFA.com présente cette Copa América Féminine.

Puissances émergentes ?
*Vice-championne d’Amérique du Sud, la *Colombie
 sera l’équipe à battre dans le Groupe A. Son sélectionneur, Felipe Taborda, s’appuiera avant tout sur la continuité du projet cafetero puisque 15 de ses protégées possèdent une expérience mondialiste. Six d’entre elles ont été quart-de-finalistes de la Coupe du Monde Féminine U-20 2010 et ont disputé la Coupe du Monde Féminine 2011, dont la buteuse Yorely Rincón, qui est déjà l’une des stars du club suédois du LdB FC Malmö, à tout juste 21 ans.

Le* Venezuela* sera l’un de ses principaux adversaires. Sous la houlette du Panaméen Kenneth Zseremeta, le noyau de l’équipe reste, malgré sa jeunesse, sur deux années brillantes. En 2013, la *Vinotinto *a remporté le titre sud-américain U-17 et la médaille d’argent aux Jeux Bolivariens, qui impliquent la Bolivie, la Colombie, l’Équateur, le Panama, le Pérou et le Venezuela. En 2014, les Vénézuéliennes ont pris la quatrième place de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA et décroché la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de la Jeunesse. Le fer de lance de cette jeune équipe ? L’attaquante Deyna Castellanos, 15 ans, Soulier d’Or au Costa Rica, ex-aequo avec sa compatriote Gabriela García, et à Nankin.

En embuscade, un cran en retrait, on trouve l’Uruguay, troisième en 2010, et l’Équateur. Le groupe charrua dirigé par Fabiana Manzolillo comporte cinq joueuses ayant disputé la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2012, où l’attaquante Yamila Badell s’était distinguée. Pourtant, cette première participation à une compétition féminine de la FIFA était restée sans lendemain.

Les Équatoriennes restent sur trois éditions sans podium, et ont dû se contenter de la quatrième place en 1995 et 1998. Cela ne préoccupe pas Vanessa Arauz pour autant. "Notre objectif, c’est de nous qualifier pour la première fois à une Coupe du Monde. Le début sera capital", affirme la sélectionneuse des locales, qui entameront leur parcours face au *Pérou *de Marta Tejedor. Après quatre belles années à la tête du Chili, l’Espagnole est entrée en fonctions en mai 2013 avec pour mission de mettre les *Incas *sur le devant de la scène sud-américaine.

En rénovation
*De par son passé, le
Brésil* est le grand favori du Groupe B, lui qui ne compte qu’une seule défaite dans cette compétition. C’était en 2006, les Auriverdes avaient subi la loi de l’Argentine, qui les avait privées de titre. Cependant, les Canarinhas se présentent en Équateur sans des stars comme Marta, quintuple Joueuse Mondiale de la FIFA, Rosana et Debinha, retenues par leurs clubs respectifs. "Avant de parler de titre, il faut d’abord penser à la qualification pour la Coupe du Monde", prévient le sélectionneur Vadão, dont c’est la première campagne. Une présence à Canada 2015 représente une étape décisive dans le grand défi brésilien : les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro.

Pour l’Argentine, cette Copa América marquera le début de l’ère Ezequiel Nicosia, qui succède à l’historique José Carlos Borrello. Son effectif comporte quatre survivantes de la Coupe du Monde Féminine 2007, dernière édition disputée par les Albicelestes, mais également huit rescapées de la Coupe du Monde Féminine U-20 2012. Les principaux atouts de l’Argentine ? Ses attaquantes Yael Oviedo (Foz Cataratas, Brésil) et Marianela Szimanowsky (Rayo Vallecano, Espagne).

Le Paraguay et le Chili semblent figurer au même niveau. Julio César Gómez a convoqué huit des filles qu’il a récemment emmenées à la Coupe du Monde Féminine U-20 au Canada, où les Albirrojas *ont remporté un match sans pour autant passer le premier tour. Gómez fait preuve de patience : "Nous sommes en train de franchir des étapes clé pour le développement du football féminin", affirmait-il en juin au cours d’un séminaire dans son pays du programme de la FIFA *Live Your Goals.

Il y a quatre ans, la Roja *avait terminé troisième, mais elle n’a pas enregistré de résultats convaincants depuis. En revanche, les belles performances du club de Colo Colo se reflètent dans la liste établie par Ronnie Radonich, qui a convoqué huit *colocolinas. Le Chili pourra compter sur sa gardienne Christiane Endler. La pensionnaire de Chelsea fait partie des cinq convoquées à avoir disputé la Coupe du Monde Féminine U-20 organisée par le Chili.

Pour finir, la Bolivie a toujours éprouvé des difficultés dans cette compétition puisqu’elle ne compte que deux victoires en 18 rencontres. Pour ne rien arranger, l’entraîneur Marco Antonio Sandy, qui a disputé la Coupe du Monde de la FIFA, États-Unis 1994™ avec la Verde, devra composer sans la buteuse et capitaine Mitté Zamorano, absente pour raisons professionnelles. "Les filles savent ce qu’elles veulent. Avec tous les efforts que l’on met dans la préparation, nous pouvons faire une belle compétition", estime Sandy.

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