Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

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7 juin - 7 juillet

France 2019 - Suède

La Suède a la tête à la victoire

Sweden v Thailand: Group F - 2019 FIFA Women's World Cup France
© Getty Images
  • Les succès de la Suède en Coupe du Monde attribués aux psychologues de l'équipe
  • Les joueuses et le staff ont loué le rôle de Rasmus Wallin-Tornberg en France
  • Il décrit son travail auprès de l'équipe à FIFA.com

De notre reporter d'équipe avec la Suède, Alexandra Jonson_

La Suède fait sensation en Coupe du Monde pour la deuxième année consécutive. En 2018, l'équipe masculine a surpris en atteignant les quarts de finale. Cette année, les féminines sont allées un cran plus loin et elles s'apprêtent à se battre pour une place en finale.

Lors des deux tournois, plusieurs membres de la sélection et du staff ont loué le rôle clé joué par le consultant psychologue dans leur succès. En France, l'homme qui occupe cette fonction est Rasmus Wallin-Tornberg.

"Notre équipe est très soudée et je pense que c'est grâce à lui", confie Magdalena Eriksson à FIFA.com. "Il nous a incitées à discuter longuement de l'aide à nous apporter mutuellement, au lieu de nous enfermer dans nos bulles. Nous devons toujours faire bloc, quoi qu'il arrive."

L'entraîneur Peter Gerhardsson a, lui aussi, été impressionné. "Il a beaucoup insisté sur la nécessité d'assumer ses émotions. Les sentiments de nervosité, d'irritation ou de frustration sont acceptables, tant qu'ils ne vous empêchent pas de fonctionner. Plus on va loin dans le tournoi, et plus c'est important."

Rasmus Wallin-Tornberg nous livre les clés de sa préparation et - jusqu'ici - de sa réussite :

M. Wallin-Tornberg, qu'avez-vous retiré du travail effectué l'an dernier par votre homologue, Daniel Ekvall, avec l'équipe masculine ?
L'essentiel du travail a consisté en une séance de groupe tenue avant le tournoi, durant laquelle ils se sont préparés à différents scénarios. Aussi, bien qu'il se soit produit plusieurs choses en Russie auxquelles ils ne s'attendaient pas, les joueurs ont su gérer ces situations. Comme cette méthode avait bien marché, nous avons organisé une séance similaire avant la compétition.

Remarquez-vous un changement de la pression ressentie par les joueuses au fur et à mesure des matches ?
Oui, je pense. Mais il me semble tout de même que c'est la première sortie qui a été la plus stressante. C'est à ce moment-là que j'ai entendu le plus de joueuses parler de leur nervosité. Nous avons toutefois discuté de la phase à élimination directe. À ce stade, c'est la victoire ou la porte, une erreur peut être décisive, il y a plus de fans dans les tribunes, etc. Mais cela ne veut pas dire que nous devions changer de comportement. Il n'existe pas de nouvelles techniques mentales. On agit comme on l'a toujours fait. Pour nous, c'est la meilleure façon de procéder.

Comment se passe une journée normale de Coupe du Monde pour vous ?
Au petit déjeuner, les joueuses remplissent un questionnaire sur un iPad, à propos, notamment, de la récupération et des blessures, ainsi que de la motivation et du stress. Avant l'entraînement, l'équipe médicale et moi examinons les réponses, qui peuvent porter sur toutes sortes de choses. Une joueuse n'a pas bien dormi, a eu trop chaud dans sa chambre, est en train de s'enrhumer. Ces problèmes sont du ressort des médecins et des physiothérapeutes. Mais quand une joueuse confie se sentir stressée ou inquiète, c'est à moi d'intervenir. J'ai aussi souvent des discussions individuelles avec les joueuses. Je peux avoir plusieurs entretiens dans une même journée, et aucun le lendemain. La plupart du temps, les joueuses viennent me consulter, mais il m'arrive également d'aller les voir pour m'assurer que tout va bien ou pour donner suite à quelque chose dont nous avons parlé avant.

Quel poids accordez-vous au mental dans une Coupe du Monde ?
C'est une composante importante, mais qui fait partie d'un tout. On ne peut pas prendre un élément et dire, par exemple, qu'une joueuse a fait un bon match grâce à sa force mentale ou à ses qualités techniques. Tous les rouages doivent s'enclencher. La psychologie tient une place essentielle, mais à l'égal des autres pièces du puzzle. Je suis aussi plus utile à certaines joueuses qu'à d'autres. La psychologie est particulièrement bénéfique dans le cas des personnes sujettes à la nervosité ou à l'inquiétude. Mais elle est moins nécessaire pour les joueuses expérimentées ou qui ne sont pas affectées par ces émotions.

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