Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

France 2019

Le rapport du Groupe d’étude technique souligne la qualité du football pratiqué

Desiree Van Lunteren of the Netherlands is challenged by Crystal Dunn of the USA 
© Getty Images

"La meilleure Coupe du Monde Féminine de la FIFA de l’histoire, sur le terrain comme en dehors." C’est en ces termes que le Groupe d’étude technique de la FIFA conclut son rapport, qui sera publié le 22 septembre prochain en marge de la Conférence de la FIFA sur le football organisée à Milan.

"France 2019 a sans aucun doute été la Coupe du Monde Féminine la plus passionnante de l’histoire. J’ai participé à toutes les éditions organisées depuis la première en 1991, et 2019 est de loin la meilleure", a indiqué April Heinrichs, chef du groupe d’étude technique de la FIFA.

"L’aspect le plus marquant de cette Coupe du Monde Féminine est la rapidité de la transition défense-attaque. Les équipes ont démontré une habilité certaine à attaquer rapidement et efficacement. Elles se sont quasiment toutes montrées dangereuses en contre-attaque."

Le rapport du Groupe d’étude technique révèle également que les passes longues ont représenté seulement 9% du total des passes effectuées, une diminution par rapport aux deux éditions précédentes, ce qui suggère que les équipes ont privilégié une construction patiente à base de passes courtes au détriment du jeu long plus direct.

Les gardiennes ont aussi largement contribué au succès sportif de la compétition, avec un nombre d’arrêts record, le pourcentage d’arrêts s’élevant à 70%, contre 65% pour l’édition 2015. Le taux de conversion des penalties se situe lui à 72% -  contre 82% pour l’édition 2015 -, ce qui confirme la hausse du niveau des gardiennes et la difficulté que représente désormais la transformation d’un penalty. Lors de France 2019, environ 1 penalty sur 4 a été arrêté.

Des gardiennes brillantes

"Outre les remarquables performances des huit gardiennes ayant disputé les quarts de finale, beaucoup d’autres ont également brillé, comme par exemple la Chilienne Christiane Endler. Lors de cette édition de la Coupe du Monde Féminine, nous avons eu le privilège de voir des gardiennes extraordinaires qui ont indubitablement contribué au succès de leurs équipes, tant par leurs arrêts que par leur jeu au pied", a déclaré Heinrichs.

Le rapport du Groupe d’étude technique inclut une analyse des performances, dont un classement de la distance totale moyenne couverte par chaque équipe lors de la compétition, dominé par l’Allemagne avec 114,7 km par match, la moyenne étant de 109,3 km.

Des entraîneurs et directeurs(-trices) techniques de plus de 150 associations membres devraient participer à la Conférence de la FIFA sur le football axée sur l’édition 2019 de la compétition phare du football féminin. La liste inclut entre autres les sélectionneurs et sélectionneuses des États-Uni (Jill Ellis), des Pays-Bas (Sarina Wiegman), de la Suède (Peter Gerhardsson), de l’Angleterre (Phil Neville), de la France (Corinne Diacre), de l’Italie (Milena Bertolini), de l’Allemagne (Martina Voss-Tecklenburg), de la Norvège (Martin Sjögren), de l’Écosse (Shelley Kerr), de l’Australie (Ante Milicic), du Canada (Kenneth Heiner-Møller), de la RP Chine (Jia Xiuquan), du Japon (Asako Takakura), de l’Espagne (Jorge Vilda), du Cameroun (Alain Djeumfa), de l’Afrique du Sud (Desiree Ellis), de la Nouvelle-Zélande (Tom Sermanni), de l’Argentine (Carlos Borrello), ainsi que la nouvelle sélectionneuse du Brésil (Pia Sundhage) et de nombreux experts et expertes du football issus des six confédérations.

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