Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011 ™

Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011 ™

7 juin - 7 juillet

Histoire de la Coupe du Monde Féminine

Sawa : "J’ai du mal à y croire"

Homare Sawa the captain of Japan celebrates
© Getty Images
  • Homare Sawa a été l'héroïne du Japon à la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2011
  • Elle a été désignée Ballon d'Or et Soulier d'Or de la compétition
  • Sawa : "Je n’aurais jamais cru que nous pourrions devenir championnes du monde"

Si le Japon est devenu champion du monde grâce à la qualité de son jeu collectif et à l’engagement de ses joueuses, il compte tout de même dans ses rangs une étoile qui brille plus que les autres : Homare Sawa.

La milieu de terrain a bouclé le tournoi en tête du classement des buteuses avec cinq réalisations, ce qui lui a valu le Soulier d’or, mais elle a également remporté le Ballon d’or, couronnant la meilleure joueuse de la compétition. Aussi encline à prêter main forte à sa défense qu’à créer et conclure des occasions de but,la numéro 10 a largement mérité cette reconnaissance individuelle.

FIFA.com s’est entretenu avec la joueuse après la finale de Francfort pour recueillir ses impressions sur la séance de tirs au but, sur le succès japonais et sur le sens de ces récompenses individuelles.

Avec vos coéquipières, vous estimiez-vous capables d’aller au bout dès le début de la compétition ?
Dès l’entame, nous avions envie d’aller chercher le titre. Notre objectif, c’était les demi-finales et rien d’autre. Nous voulions repartir avec une médaille mais je n’aurais jamais cru que nous pourrions devenir championnes du monde. Quant à arracher le Ballon d’or…

Homare Sawa of Japan celebrates
© Getty Images

Homare, vous portez le maillot japonais depuis près de 20 ans. Quel est votre sentiment personnel après ce titre ?
C’est ma cinquième Coupe du Monde et je n’avais rien fait de particulier lors des quatre précédentes éditions, donc je suis très contente du résultat. Cela fait 18 ans que je porte ce maillot, donc j’ai dû m’armer de patience. Le football féminin japonais a traversé des moments difficiles, donc c’est un vrai soulagement. Mais j’ai vraiment du mal à y croire !

Qu’est-ce qui rend ce Japon si spécial ?
Aucune de ses joueuses ne lâche jamais rien et toutes aiment travailler très dur jusqu’à la dernière minute. Quand les Américaines ont pris l’avantage à 2-1, je me suis dit que ce serait difficile de revenir, mais personne n’a baissé les bras et on a pu égaliser. Nous avons formé une bonne équipe tout au long du tournoi et nous avons su préserver notre cohésion. Les remplaçantes nous ont soutenues à tout moment et les plus jeunes ont su rester calmes. Des joueuses comme Miyama, Fukumoto et Kinga ont beaucoup étoffé leur jeu depuis les Jeux Olympiques de Pékin et elles ont été d’une grande aide.

Que souhaitez-vous dire à tous les fans japonais qui vous ont soutenues tout au long de l’épreuve ?
Cette victoire est avant tout collective et nous y sommes parvenues grâce au soutien de tous les Japonais qui sont restés à la maison. Je leur suis très reconnaissante, cela nous a beaucoup aidées.

Parlez-nous du Ballon d’or et du Soulier d’or. Qu’est-ce cela vous fait de conquérir ces deux récompenses individuelles ?
C’est vraiment génial de gagner ces deux titres, mais ils ne m’appartiennent qu’à moitié. C’est grâce à l’équipe que j’ai pu les remporter, donc je n’en retire aucune satisfaction personnelle.

À qui souhaitez-vous dédier cette victoire ?
À mes parents et plus particulièrement à ma mère. Une fois que nous nous sommes qualifiées pour la finale, elle a pris le premier avion pour venir en Allemagne. Je lui suis très reconnaissante et je tiens à dédier cette victoire à mes deux parents.

Explorer le sujet