Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

France 2019 - Suède

Seger attend son heure

 Caroline Seger. Sweden, Algarve Cup
© imago
  • La capitaine suédoise analyse la situation de son équipe
  • Elle participera pour la quatrième fois à la Coupe du Monde
  • Elle achète déjà des billets pour France 2019

Capitaine de l'équipe de Suède depuis tout juste dix ans, Caroline Seger se prépare à ce qui sera sa quatrième Coupe du Monde Féminine de la FIFA, un tournoi où la chance lui a rarement souri. C'est pourquoi elle aborde France 2019 avec enthousiasme et beaucoup d'ambition.

"Les attentes sont très élevées", relève-t-elle. "Nous sommes une très bonne équipe, mais je ne pense pas que nous ayons encore donné le meilleur de nous-mêmes."

La récente quatrième place en Coupe de l'Algarve a permis de tirer un certain nombre de leçons, mais l'expérimentée milieu de terrain préfère appuyer sur le bouton "pause" et analyser calmement les choses. "Nous avons mis beaucoup de buts contre la Suisse alors que tout le monde disait que nous ne marquions pas beaucoup. Après la défaite contre le Portugal, les gens ont commencé à dire que nous ne savions pas bien défendre.... Ça a toujours été comme ça. Mais nous avons confiance en notre football. Nous devons continuer à travailler sur ce que l'encadrement technique nous propose, aussi bien en défense qu'en attaque, et renforcer la confiance que nous avons en nous-mêmes."

Historique

  • Jeux Olympiques : 2008 (quarts), 2012 (quarts), 2016 (médaille d'argent)
  • EUROS : 2005 (demi-finales), 2009 (quarts), 2013 (demi-finales), 2017 (quarts)
  • Coupe du Monde de la FIFA : 2007 (phase de groupes), 2011 (bronze), 2015 (huitièmes)

"Confiance" est l'un des mots qui revient le plus souvent dans les propos de Seger. Pour la joueuse du FC Rosengård, il s'agit d'un aspect crucial de la préparation de son équipe, pour laquelle elle place la barre assez haut :

"Nous avons des joueuses très rapides en attaque. En contre-attaque, nous pouvons être très dangereuses, mais j'espère que vous verrez une Suède différente de celles des précédentes Coupes du Monde, une équipe qui peut maîtriser le ballon et contrôler le jeu, pas seulement une équipe qui défend bien et qui est bonne en contre. J'espère aussi qu'en Coupe du Monde, nous serons habiles dans la possession du ballon."

Groupe F Date Lieu
Chili-Suède 11 juin, 18h00 Rennes
Suède-Thailande 16 juin, 15h00 Nice
Suède-USA 20 juin, 21h00 Le Havre

La Suède disputera son dernier match dans le Groupe F contre les États-Unis. C'est un classique en ce sens que les deux pays sont ceux dont les chemins se sont le plus souvent croisés en Coupe du Monde, avec pas moins de cinq confrontations par le passé.

Leur duel le plus récent remonte au Tournoi Olympique de Football Féminin, Rio 2016, où les Nordiques avaient éliminé les Américaines en quarts de finale. Pour la première fois de leur histoire, les États-Unis n'étaient pas montés sur le podium.

"Elles vont probablement nous en vouloir un peu pour ça", poursuit la capitaine suédoise avec un sourire espiègle. "Elles vont vouloir prendre leur revanche, mais elles savent aussi que nous sommes un adversaire redoutable. Nous nous connaissons bien. J'attends ce match avec impatience."

"Les États-Unis font toujours très bonne figure dans les compétitions majeures et je ne vois pas pourquoi il en irait autrement en France. C'est une sélection qui se prépare comme un club. Les filles sont ensemble pendant quatre ou cinq mois avant le tournoi, alors que pour les autres équipes, c'est deux ou trois semaines. Et puis c'est un pays qui a un réservoir infini de joueuses de qualité. C'est une équipe toujours entièrement composée de bonnes footballeuses."

Depuis ses débuts internationaux en 2005, le football féminin a beaucoup évolué. Par exemple, le championnat de Suède ne figure plus parmi les plus relevés de la planète. Il ne fait plus rêver. "Nous avons été un pays de référence et le championnat reste d'un bon niveau, mais si vous voulez le plus haut niveau en tant que joueuse professionnelle, vous ne choisissez plus la Suède, vous allez dans un autre pays, où il y a plus d'argent et de possibilités."

Les changements la concernent elle aussi, sur le plan individuel. "Je suis plus âgée, plus expérimentée, je connais mieux mon rôle et je sais ce que je peux faire et ce que l'équipe attend de moi. Cela me donne beaucoup de confiance en moi et je ressens aussi la confiance que mes coéquipières ont en moi", insiste-t-elle.

Et comment aborde-t-elle ce qui sera sa quatrième Coupe du Monde ? "Évidemment, ce n'est plus une nouvelle expérience, je le fais depuis si longtemps que je sais à quoi m'attendre. Je sais comment me préparer, sur quoi me concentrer. Ce sera probablement ma dernière Coupe du Monde", avoue-t-elle à 34 ans. "J'espère pouvoir y prendre du plaisir, montrer ce que je sais faire et créer des souvenirs pour le reste de ma vie."

Ses souvenirs en Coupe du Monde…

"Nous n'avons pas dépassé la phase de groupes. Une catastrophe ! Nous sommes arrivées au troisième match avec l'obligation de battre la Corée du Nord par une grande différence de buts. Nous n'avons pas bien joué et ça reste une mauvaise expérience."

"On a été meilleures mais malheureusement, j'ai accumulé deux cartons jaunes et pour le match contre les États-Unis, j'étais en tribune. Mais nous sommes passées. Ensuite, je me suis blessée en quarts de finale. Ça n'a pas été une grande Coupe du Monde au niveau personnel, mais pour l'équipe oui. J'ai ressenti beaucoup de fierté pour cette médaille de bronze. J'aurais bien aimé être sur le terrain."

"Ç'a n'a pas été beaucoup mieux. Notre meilleur match a été contre les États-Unis, mais ensuite nous sommes tombées lourdement contre l'Allemagne en huitièmes (4-1). Mieux vaut parler des Jeux Olympiques", plaisante la vice-championne olympique à Rio 2016.

On en parlera, mais un autre jour.

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