Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2019™

Kelly Smith (ENG)

© Getty Images

Kelly Smith (Angleterre)
Née le : 29 octobre 1978 à Watford (Angleterre)
117 sélections, 46 buts

La joueuse

Meilleure joueuse anglaise de tous les temps, Kelly Smith a marqué le football féminin britanique. Elle reste à ce jour la meilleure buteuse de l’équipe d’Angleterre féminine. En 20 ans passés avec les Three Lionesses, elle a accumulé 46 réalisations et 117 sélections.

En 2007, Smith est l'instigatrice du retour de l’Angleterre en Coupe du Monde Féminine de la FIFA™, après 12 ans d’absence. Pour son premier match en phase finale, Smith s’offre un doublé contre le Japon. On se souvient de sa façon particulière de les fêter : l’attaquante embrasse sa chaussure gauche après l’avoir retirée. Son sens du spectacle ne tarde pas à faire d’elle l’une des figures emblématiques de la discipline. Smith frappe encore à deux reprises en RP Chine, avant de mordre la poussière face aux États-Unis en quart de finale.

Quatre ans plus tard, sa sélectionneuse Hope Powell ne tarit pas d'éloges à son sujet : "C'est une joueuse comme on n’en voit qu’une ou deux dans sa vie". Elle n’hésite pas à la comparer à "Diego Maradona ou Lionel Messi, des joueurs au talent inimitable".

Malheureusement, Smith collectionne les blessures tout au long de sa carrière. Cette malédiction l’empêche de faire honneur aux commentaires de la technicienne anglaise durant Allemagne 2011. Elle reste ainsi muette à chacune de ses quatre apparitions. Son histoire avec la Coupe du Monde Féminine s’achève sur une note amère : elle transforme son penalty durant la séance de tirs au but contre la France en quart de finale, mais son équipe s’incline 4-3 à l’issue de la séance.

Cette déception met un terme définitif à l’aventure de Smith dans la reine des compétitions. Quatre ans plus tard, une nouvelle blessure la contraint à assister en simple spectatrice au superbe parcours de l’équipe entraînée par Mark Sampson, qui monte sur la troisième marche du podium.

Smith ne soulèvera jamais le trophée monial, mais l’ancienne joueuse d’Arsenal est aujourd’hui encore l’une des joueuses les plus connues et reconnues de sa génération. Carli Lloyd, championne du monde 2015 et double Joueuse Mondiale de la FIFA, l’a désignée comme la meilleure joueuse avec laquelle elle a évolué.

Le palmarès

FA Women’s Premier League (1997, 2006, 2007, 2008, 2009)
FA Women’s Super League (2012)
Coupe UEFA féminine (2007)
FA Cup féminine (2006, 2007, 2008, 2014, 2016)
Troisième de l’élection de la Joueuse Mondiale de la FIFA (2009)

Les Souvenirs

Son premier but en Coupe du Monde Féminine
"Quand j’ai vu que j’avais marqué, j’ai enlevé ma chaussure et je l’ai embrassée. Pour le deuxième but, j’ai enlevé mes deux chaussures ! J’avais eu quelques problèmes de blessures pendant la préparation. Pour vivre mon rêve de me produire sur la plus belle scène du monde et marquer, j’avais dû surmonter bien des épreuves. Je pense qu’on peut considérer ces deux buts comme le sommet de ma carrière. C’était ma première Coupe du Monde et je venais de marquer. J’étais parmi les meilleures, l’élite de la discipline. Je pense toujours à l’équipe mais, sur le plan individuel, cette expérience était magique."

Sa participation à la Coupe du Monde Féminine
"Je devais me pincer pour y croire. J’avais travaillé tellement dur pour en arriver là et j’en rêvais depuis que j’étais toute petite. Quand je me suis retrouvée sur le terrain pendant les hymnes nationaux, j’ai ressenti une émotion très forte. J’ai vu mon père en tribunes et j’ai pris conscience du fait que j’avais atteint le très haut niveau. Je me souviens du stade lors du premier match contre le Japon. Il fallait monter un grand escalier pour rejoindre le terrain. On voyait les flashes des appareils crépiter dans tous les sens. C’était surréaliste. Je n’avais jamais rien connu de comparable auparavant."

Son adversaire la plus coriace en Coupe du Monde Féminine
"Les États-Unis étaient au sommet de leur art en quart de finale de RP Chine 2007. Les Américaines excellaient dans tous les domaines. On ne pouvait pas s’empêcher d’admirer ces joueuses car elles dégageaient quelque chose de spécial. Elles étaient toutes très connues. En raison du statut du football féminin aux États-Unis, nous les considérions comme des références. Leslie Osborne était au marquage sur moi. Partout où j’allais, elle me suivait. Elle ne cherchait même pas à prendre le ballon ; elle était uniquement là pour m’arrêter. J’avais l’impression d’être pourchassée par un essaim de guêpes. J’avais envie de crier. C’était très frustrant. En réalité, ce traitement était une sorte de compliment mais sur le coup, je ne l’ai pas vu comme ça. Avec le recul, je me rends compte aujourd’hui que leur stratégie avait pour but de me stopper parce que j’étais la meneuse de jeu, la plaque tournante de l’équipe. En me contrant, elles muselaient toute l’équipe."

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