Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

France 2019 - Canada/Nouvelle-Zélande

Souvenirs marquants et déchirants pour Herdman

© Getty Images
  • John Herdman a dirigé le Canada et la Nouvelle-Zélande en Coupe du Monde Féminine
  • Les deux sélections s'affronteront de nouveau à France 2019
  • Herdman revient sur la rencontre de 2015 et s'attend à un tournoi très ouvert

France 2019 sera la première Coupe du Monde Féminine de la FIFA™ depuis 2003 que John Herdman suivra en simple spectateur. L'Anglais a vécu sa carrière au rythme du tournoi, depuis ses débuts sur le banc à tout juste 32 ans jusqu'à l'édition 2015, où il a porté les espoirs du pays hôte. Aujourd'hui entraîneur de la sélection masculine canadienne, il n'en attend pas moins avec impatience "la Coupe du Monde Féminine la plus ouverte de l'histoire".

Il sera particulièrement attentif au parcours de ses anciennes équipes, la Nouvelle-Zélande et le Canada, qui s'affronteront pour le compte du Groupe E. À l'approche de leur confrontation, Herdman s'est entretenu avec FIFA.com des chances des Kiwis et des Canucks.

"La Nouvelle-Zélande a nommé un excellent technicien en la personne de Tom Sermanni", estime-t-il. "Elle dispose de nombreux jeunes talents, comme en témoigne la récente Coupe du Monde Féminine U-17. C'est une équipe d'avenir. Franchir la phase de groupes lui demanderait un exploit, à mon avis, mais avec Tommy aux commandes, on ne sait jamais. Il a le don de tirer le meilleur de ses troupes."

"Le Canada vise plus haut, bien sûr. Quand je le compare aux autres prétendants au titre, le tournoi me paraît grand ouvert", assure-t-il. "Au moins dix formations, dont le Canada, sont capables d'atteindre les demi-finales. Nous ne pouvions pas en dire autant par le passé. Désormais, la compétition est beaucoup plus imprévisible, et c'est extrêmement positif pour le football féminin.

Herdman en bref

  • 2007 : Conduit la Nouvelle-Zélande à sa première Coupe du Monde Féminine depuis 1991
  • 2011 : Sous sa houlette, les Football Ferns décrochent le premier point de leur histoire en Coupe du Monde
  • 2012 : Médaille de bronze avec le Canada aux Jeux Olympiques de Londres
  • 2015 : Conduit les Canucks en quart de finale de la Coupe du Monde Féminine
  • 2016 : Deuxième médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Rio

Un match à oublier

Enthousiasmé par les possibilités qu'offre la prochaine épreuve reine, peut-être ressent-il une pointe de nostalgie de ne pas y participer. Mais à écouter ses souvenirs de la rencontre Canada-Nouvelle-Zélande disputée en 2015, il est clair qu'il est heureux de manquer la réédition du duel prévue à Grenoble.

"J'ai détesté ce match et, pour être honnête, je le redoutais", avoue-t-il. "Être versé dans le groupe de la Nouvelle-Zélande était la pire chose qui puisse m'arriver. L'équipe et moi étions soumis à une très forte pression lors de cette Coupe du Monde. J'aurais pu me passer du surcroît de stress qu'impliquait un face-à-face avec mes anciennes joueuses. Je savais qu'elles feraient tout leur possible pour battre leur ex-entraîneur. La rencontre a été aussi engagée que je m'y attendais. Elle s'est conclue par un nul 0-0, un résultat qui m'a plutôt satisfait tant je craignais une défaite. Non, je n'ai vraiment pas aimé ce match..."

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Une occasion gâchée

Ses réminiscences de l'édition 2015 se teintent d'un certain regret. Bien que fier d'avoir vu ses protégées conquérir le cœur des Canadiens, son verdict sur le tournoi et sur l'élimination de sa sélection en quart de finale est sans équivoque. "C'est une occasion gâchée", soupire-t-il. "Nous étions tous dévastés. La Coupe du Monde ne ressemble à aucune autre compétition. Elle se déroule dans un environnement très dur. Des psychologues ont soutenu le groupe et nous avons tout fait pour aider les joueuses à évacuer la pression. Mais l'atmosphère de l'épreuve est oppressante."

"Cette expérience m'a appris que nos supporters veulent voir un football créatif et exaltant. Malheureusement, le poids des attentes et l'environnement brident la créativité, parce qu'on recherche instinctivement la sécurité", juge-t-il quatre ans après cette désillusion. "C'est surtout cet aspect que je changerais. J'aurais dû faire du Canada une équipe difficile à battre et ne pas me préoccuper de la manière, un peu comme les Français l'ont fait à Russie 2018. Avec le recul, je réalise que j'ai commis une erreur psychologique", conclut-il.

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