Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™

7 juin - 7 juillet

France 2019 - USA

Un mental de championnes

Julie Ertz of the USA reacts to her team scoring their second goal
© Getty Images
  • Les USA battent l'Espagne avec assurance
  • "Ce soir, la tête a pris le dessus", a estimé Jill Ellis
  • Christen Press et Rose Lavelle pratiquent la méditation

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De notre reporter d'équipe avec les États-Unis, Erin Fish**

Au cours de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™, les États-Unis ont déjà subi des tests poussés de leur solidité physique et mentale, notamment lors du choc contre l’Espagne, en huitièmes de finale.

L’aspect psychologique joue un rôle essentiel dans la réalisation des capacités athlétiques, techniques ou tactiques d’une équipe. Le staff des États-Unis l’a bien compris, qui s’est doté d’un psy chargé de développer les aptitudes mentales des joueuses.

Christen Press et Rose Lavelle évoquent ce que la méditation leur apporte au quotidien et comment elle les aide en tant que joueuses. "C’est un aspect auquel je m’intéresse depuis l’an dernier", souligne Lavelle. "Tout le monde sait qu’il faut être au top physiquement pour performer, mais aujourd’hui je suis convaincue qu’il est encore plus important de pouvoir aborder les matches dans le bon état d’esprit. On est nombreuses dans l’équipe à faire de la méditation et de la visualisation".

Press a expliqué à FIFA.com qu’avant chaque match, elle aime se visualiser comme un grand félin prêt à bondir.

Chaque joueuse a ses petites habitudes en ce qui concerne la préparation mentale, mais elles n’étaient sans doute pas nombreuses à anticiper le défi qu’allait leur opposer l’Espagne. La Roja a misé sur un jeu rapide et physique qui a sorti les États-Unis de leur zone de confort.

Les championnes du monde ont pris l’avantage dès la sixième minute sur un penalty faisant suite à une faute sur Tobin Heath que Megan Rapinoe a expédié au fond des filets. Après avoir inscrit 18 buts sans en encaisser un seul pendant la phase de groupes, les Américaines ont eu énormément de mal à digérer l’égalisation ibère, rendue possible par une mésentente au cœur de la défense. La façon dont les Stars and Stripes ont réagi à ce premier but encaissé en dit long sur l'identité et la force mentale de l’équipe. "Ce soir, la tête a pris le dessus", a estimé Jill Ellis, la sélectionneuse. "On peut avoir toutes les tactiques du monde, mais tout repose au bout du compte sur la confiance en soi. C’est essentiel et je sais que mes joueuses sont très solides à ce niveau".

Le match s’est poursuivi sans nouveaux buts, mais avec une intensité qui ne s’est jamais démentie. Bousculées, déséquilibrées, les Américaines n’ont jamais baissé les bras. Et c’est sur un nouveau penalty de Rapinoe que la rencontre a basculé définitivement, offrant aux Américaines un quart de finale contre la France. Sans doute face à un Parc des Princes entièrement acquis aux Bleues de Corinne Diacre, les protégées de Jill Ellis auront encore besoin de toute leur force mentale pour tirer leur épingle du jeu.

Megan Rapinoe of the USA celebrates with her team mates after scoring her sides first goal 
© Getty Images

Billets

Les supporters qui souhaitent assister à la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™ peuvent encore acheter des billets sur www.fifa.com/tickets et dans les billetteries des stades pour les matches encore disponibles.

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